La jeune Noah Cyrus se met à nu dans son EP « The End Of Everything »

Son nom vous est forcément familier. Noah Cyrus est en effet la benjamine de la famille Cyrus, baignée dans la musique depuis toute petite entre son père chanteur de country, sa mère productrice et sa sœur Miley Cyrus que l’on ne présente plus. C’est donc tout naturellement que la jeune artiste de 20 ans s’est construite en tant qu’actrice mais surtout chanteuse auteure-compositrice-interprète. En 2016, son talent est révélé au grand public grâce à son tout premier single « Make Me (Cry) » en duo avec Labrinth. Le succès est immédiat. D’autres singles lui succèdent dont « I’m Stuck » ou encore « Again » aux côtés de XXXTentación. Après avoir assuré la première partie de Katy Perry sur son « Witness: The Tour », elle annonce en 2018 sa première tournée en tête d’affiche pour porter son tout premier EP, « Good Cry ».

Aujourd’hui, c’est avec un tout nouvel EP que Noah Cyrus nous revient. Intitulé « The End Of Everything », il inclut 8 titres et montre de nouvelles facettes de l’artiste qui en profite également pour renouer avec ses influences folk et country. À la fois sombre et solaire, à l’image de son visuel, cet opus est un vrai petit bijou. Pas de rythme endiablé et de paroles commerciales, mais une vraie mise à nu en musique. On vous dit tout !

the end of everything

L’EP s’ouvre sur « Ghost » et sa douce introduction au piano. Le premier couplet est suivi d’un refrain plus rythmé qui reste toutefois lancinant et sublime la voix à la fois profonde et angélique de Noah Cyrus, qui rappelle bien évidemment par moments celle de son aînée Miley Cyrus.

Vient ensuite « I Got So High That I Saw Jesus », un morceau révélé il y a environ un mois et écrit avec un de ses amis PJ Harding. Un univers indie pop dans lequel flottent définitivement des influences country avec un clin d’œil direct à Nashville, sa ville natale : « Tennesse whisky and love« . Noah rend donc hommage à ses racines sur ce titre qui est d’ailleurs accompagné d’un clip vidéo où l’on retrouve la jeune artiste sans artifices, ne faisant qu’une avec la nature.

« Liar » lui fait suite. Une ballade au piano accompagnée d’harmonies en voix de tête sur un refrain qui montre tous les talents de la jeune prodige. La production se veut très minimaliste avant que le titre ne monte en puissance sur la fin. Selon Miley Cyrus, il s’agit là de « la meilleure chanson au monde », comme elle l’a spécifié dans un commentaire sur un post Instagram de sa petite sœur.

Puis nous retrouvons « Lonely », un single sorti fin septembre dont le texte très fort résonne dès les premières notes : « I’m slowly killing myself / I’m trying so hard at the back of the shelf / It’s just the same every day ». Noah Cyrus fait référence en toute transparence à la santé mentale, un thème qu’elle ne compte pas passer sous silence. Elle a d’ailleurs participé à un livestream aux côtés de Lauv à ce sujet, qui est également important pour lui, comme il nous l’avait expliqué lors d’une interview.

Cette chanson puissante se clôture sur une atmosphère gospel et traduit un appel à l’aide face à la solitude et au manque de ses proches. Noah y transcrit le sentiment de ne pas être à sa place et le besoin d’attention et de reconnaissance. Un concentré d’émotions en 2 minutes 30 qui est sans aucun doute l’un des temps forts de l’opus.

« Ce qui est fou avec ce titre, c’est qu’il m’a permis par la suite d’obtenir de l’aide et j’espère qu’il en sera de même pour mes fans qui en ont besoin. »

« Young And Sad » s’inscrit dans la même lignée. En effet, Noah Cyrus montre une nouvelle fois sa vulnérabilité avec ce titre qui reprend le thème de la santé mentale. Que les plus sensibles soient prévenus, le morceau s’ouvre sur un message vocal de Billy Ray Cyrus, le père de l’artiste. Un petit mot rapide pour lui dire de sourire, qu’elle n’est pas seule et que tout ira bien. Noah fait aussi référence à Miley dans le deuxième couplet : « My sister’s like sunshine /Always bringing good light / Wherever she will go« .

Finalement, même si le chemin peut être long et difficile, c’est un message d’espoir que l’on retient du refrain. Noah Cyrus a d’ailleurs révélé que les paroles étaient à l’origine « I want to be young and sad » et non « Don’t want to be young and sad« . Comme quoi, chacun évolue à son rythme. Une chose est sûre, ce titre est lui aussi très efficace et on y ressent de nouveau les influences country de la jeune chanteuse américaine.

Vient ensuite le premier single de l’EP, « July », sorti en juillet dernier.  Il relate une déception amoureuse et l’envie de mettre un terme à une relation toxique. Une chanson qui lui tient beaucoup à cœur puisqu’elle s’inspire d’une réelle histoire d’amour. Des influences folk, une guitare acoustique et quelques sifflements pour une ambiance plus indie et country que l’on retrouve dans le clip vidéo qui cumule 23 millions de vues sur YouTube. Tout en douceur et avec de magnifiques graves, c’est un titre qui vient nous bercer et que l’on écouterait volontiers allongés sous le soleil !

À suivre : « Wonder Years », un titre enregistré aux côtés d’Ant Clemons, un compositeur interprète qui a notamment beaucoup travaillé avec Kanye West. Cette septième chanson reprend la mélodie de la bande originale de « The Wonder Years », une série américaine des années 80/90, qui n’est autre que « With A Little Help From My Friends », un incontournable des Beatles. Le son d’une voiture qui démarre et l’on retrouve ensuite des sifflements et de belles harmonies. Le débit du premier couplet vient contraster avec le refrain, plus langoureux, sur une production plus riche qui rappelle davantage son duo avec Labrinth.

Pour finir, nous découvrons « The End Of Everything », une ballade pop country minimaliste entre basse et guitare acoustique. On y entend aussi de subtils chœurs masculins chantés par PJ Harding. Un titre que Noah et lui ont d’ailleurs créé à quatre mains. La chanson s’inspire de la vidéo « Timelapse Of The Future » de John Boswell et donc de la fatalité des choses : tout ce qu’on aime finit par mourir. Cependant, pas d’ambiance dramatique pour autant mais plutôt un joli bilan pour clôturer l’opus même si ce titre éponyme laisserait presque un goût d’inachevé.

En bref, Noah Cyrus signe un retour en force et en douceur. De jolies nuances et un savoureux mélange de pop, de folk et de country que l’on prend plaisir à écouter tout le long de l’EP !

« The End Of Everything » est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et de streaming.

4.5

Résumé

Avec « The End Of Everything », Noah Cyrus nous offre huit titres tous plus réussis les uns que les autres. Un EP indie pop qui renoue avec ses influences folk et country pour un mélange très efficace et tout en douceur, accompagné de textes forts et personnels.