La pastèque devient une métaphore torride dans le dernier clip d’Harry Styles !

Il y a déjà presque 6 mois, le jeune britannique Harry Styles nous envoûtait avec son tout nouvel album « Fine Line ». Suite logique du premier « Harry Styles » sorti en 2017, ce nouvel opus semblait avoir pour objectif d’assurer la place du chanteur sur la scène musicale internationale. Collection de pépites, « Fine Line » s’impose alors comme un sans faute, appuyé par les titres « Falling », « Treat People With Kindness » ou l’inoubliable ballade rock, « She ».

Rock psychédélique et sonorités rétro façon années 80, Harry Styles avait pris tout le monde de court en proposant un album audacieux et pour le moins surprenant. Un melting-pot de sentiments, qui se côtoient et se mêlent pour créer un album dense et lumineux. Le « We’ll be alright », qu’il nous intimait en fin d’écoute, est maintenant un message presque prémonitoire quand on pense que l’album avait été rendu disponible à la veille de l’année 2020, durement touchée par une pandémie.

Après « Lights Up », « Adore You » et « Falling », c’est aujourd’hui « Watermelon Sugar » que le britannique nous propose d’illustrer. Si « Lights Up » et « Falling » mettaient en lumière les sentiments de l’artiste de manière relativement classique, c’est bel et bien le visuel de « Adore You », qui avait fait parler de lui. À travers un clip aux allures de court-métrage, le chanteur nous emmenait en voyage sur l’île imaginaire d’Eroda. Là-bas, Harry Styles nous raconte l’histoire d’un jeune garçon au sourire lumineux, forcé de voir la vie en noir pour ressembler à tout le monde. Différent, le garçon se lie alors d’amitié avec un poisson, qui essaie lui aussi de trouver sa place dans le monde. Une ode à la différence et à la singularité qui exprime aussi le besoin de travailler ensemble.

Mais déjà avec « Watermelon Sugar », le chanteur se permettait de revenir aux fondamentaux de son style avec des rythmes de batterie et de guitare nous rappelant ses précédentes compositions. Si il avait même osé la comparaison avec « Kiwi », rien ne rapprochait les deux singles, si ce n’est une allusion aux fruits et sa capacité à soulever les foules lors des concerts.

« This video is dedicated to touching ». Et en effet, le britannique ne nous ment pas. Pendant près de 3 minutes, Harry Styles et sa troupe batifolent sous le soleil de Miami, les doigts de pieds en éventail dans le sable chaud. Un semblant de fête où les corps se mélangent aisément et où des parts de pastèques sont allègrement échangées. Quand on sait que le fameux « watermelon sugar » était en fait une forme d’héroïne dans les années 90, on comprend tout de suite mieux l’ambiance légère du clip et ce besoin presque maladif dont le chanteur nous fait part « I Don’t Know If I Could Ever Go Without Watermelon Sugar (…) I Just Wanna Taste It ». Une envie d’évasion qui passe donc par cette curieuse ‘drogue’.

Une libération du corps et de l’esprit parfaitement retransmise à l’écran, avec une petite dose de clichés. Lunettes loufoques à la Elton John, pull en crochet orange fluo, pantalon patte d’eph’, maquillage pailleté… Tous les éléments sont là pour nous transporter dans l’univers hippie instillé dans le titre et dans le reste de l’album. Ajoutez à ça une image façon magnétoscope et caméra de papa, et le tour est joué !

« Fine Line » est disponible en téléchargement légal.