Waterparks se jouent des styles avec « Entertainment ». 

La semaine dernière, Fall Out Boy ont enfin délivré un nouvel album à la hauteur de nos espérances. Nourri d’un millier d’inspirations et riche de diverses sonorités mélant des rythmes ensoleillés à des accents plus électro-pop, « M A N I A » avait de quoi déconcerter les fans de la première heure.  Si pour l’heure, le groupe semble avoir mis la touche punk-rock de côté, ne vous en faites pas, la relève est déjà assurée ! Aujourd’hui, les américains de Waterparks nous offrent leur second album, « Entertainment ».

Armés de leurs guitares et de leur énergie, cette nouvelle vague de punk-rockeur semble bien décidée à en découdre ! Dans la veine de leurs ainés Sum 41, Green Day ou encore Good Charlotte, Waterparks -composé de Awsten Knight au chant, Otto Wood à la batterie et Geoff Wigington à la guitare- produit un son à la fois agressif et mélancolique, plein d’énergie et terriblement rock, sans oublier les sonorités d’aujourd’hui. Avec ces trois là, retour aux fondamentaux du rock, tout en y apportant une image jeune et décoiffante. Après avoir partagé la scène de Never  Shout Never ou encore Sleeping With Sirens, le groupe semble avoir trouvé sa voie, et le revendique !

En 2016, Waterparks dévoile « Double Dare », leur premier album. Avec des titres comme « Gloom Boys », « Dizzy » ou encore « Hawaii (Stay Awake) », le ton est donné : des guitares omniprésentes, la voix à la fois douce et puissante du chanteur, et bien sûr, une batterie qui vient agrémenter et donner de l’importance à l’ensemble. En somme, un punk-rock bien pensé et surtout, bien défendu !

Mais que nous réservent donc Awsten, Otto et Geoff avec les 10 titres qui composent « Entertainement », leur nouvel album ? On The Move vous donne la réponse. 

L’opus s’ouvre sur « 11:11 ». Quelques notes de synthé pour installer une atmosphère particulière, qui vient nous titiller gentiment l’oreille et nous déconcerter, puis des guitares intenses et profondes qui contrastent avec la voix énergique et survitaminée du chanteur Awsten. De quoi efficacement créer une première rupture avec leur précédent opus. De manière générale, ce titre est moins dense que ceux à quoi Waterparks nous a habitué, mais il est tout aussi efficace. Bonne entrée en matière !

L’écoute se poursuit ensuite avec un titre bien connu des fans du groupe, « Blonde ». Premier extrait de ce nouvel album, le titre nous en met plein les oreilles dès l’ouverture avec son rythme effréné et une batterie énergique qui emmène le tout dans un tourbillon musical. Comme une passerelle entre leur précédent album « Double Dare » et « Entertainment », ce single permet d’établir une connexion entre les deux univers, tout en instaurant et donnant le ton de cette nouvelle ère.

« Peach (Lobotomy) » se présente comme un titre plus simple, baigné d’une mélodie feel-good irrésistible, agrémenté de rock ça et là. Plus organique, la construction à mi-chemin entre un titre punk-rock et une composition country classique, (tendez bien l’oreille) pourra en dérouter plus d’un mais l’association guitare acoustique et guitares lourdes fonctionne plutôt bien et vient créer du contraste et du relief. Point positif : la pause plus aérienne en fin d’enregistrement qui vient créer une légère accalmie avant de poursuivre l’écoute.

« We Need To Talk » se présente comme une comptine ironique où se mêlent plusieurs sentiments. D’une part, Awsten fait le bilan de sa relation amoureuse de manière assez douloureuse, et d’autre part, le groupe abandonne les guitares pour une mélodie plutôt enjouée, lente, légère et un brin naïve. Terminé la frénésie de « Blonde » ou le rythme palpitant des premiers titres, Waterparks se joue des styles et des préjugés sur les groupes pop-punk.

Changement d’ambiance avec « Not Warriors ». Sur une mélodie bien rétro, le groupe s’essaye à quelques sonorités électro avant que le rock ne reprenne le dessus lors du refrain explosif. Si ce mélange des genres peut surprendre à la première écoute, le groupe nous fait voyager à travers le temps et, au bout de quelques écoutes, parvient à nous convaincre avec ce titre hybride. Pop, rock, electro, on ne sait plus vraiment où donner de la tête avec Waterparks !

Mais rassurez-vous, au milieu de toute cette effusion de guitares et de sonorités explosives, il y a tout de même de la place pour un peu de douceur. Comme une parenthèse enchantée, « Lucky People » est une ballade acoustique accompagnée d’une mélodie globalement dépouillée et simpliste. A la fois mélancolique et un brin naïf, Awsten nous parle de ses sentiments et nous montre surtout l’étendu de son talent. Du bébé punk rockeur à l’amoureux sensible, Waterparks a définitivement plus d’un tour dans son sac et nous présente ici une large palette agrémentée de différents univers et différentes inspirations.

Avec « Rare », Waterparks opère un léger retour aux sources avec un titre taillé pour les lives et des couplets à travers lesquels la plume si particulière du chanteur sait s’exprimer. Si la composition générale du titre se rapproche autant de « Double Dare », c’est probablement car « Rare » traîne dans les tiroirs du groupe depuis près de 5 ans.

« A l’origine, « Rare » était un titre beaucoup plus long. La seule chose constante depuis 2013 est le rythme général et le riff principal. Depuis, je n’ai cessé d’apporter des changements à la mélodie, de réécrire les paroles. Je n’étais jamais satisfait, jusqu’à cette version présente sur l’album ». 

« Tantrum », traduire littéralement « colère », est un titre qui porte relativement bien son nom. Dans la veine de « Little Violence », qui apparaissait sur leur premier album, « Tantrum » est un titre violent, accrocheur, puissant et fort d’une rage que l’on a peu l’habitude d’entendre en musique. Nourri d’une rancœur intense, les guitares, la batterie et la voix du chanteur semble successivement vouloir se faire une place, quitte à écraser l’autre sans ménagement. En poursuivant l’écoute, on se rend bien compte que ce titre crée un net contraste avec le morceau suivant : « Crybaby ». Aérien et alternatif, ce neuvième extrait est également doté d’une mélodie discrète et mélancolique.

Pour refermer ce deuxième opus, Waterparks nous signe une pure création de leur répertoire : « Sleep Alone ». De quoi réchauffer les cœurs et marquer les esprits une dernière fois avec une composition rock, survitaminée et au refrain explosif. A mesure que le titre se déroule, il perd progressivement en intensité, ce qui permet de mettre naturellement un point final à « Entertainment ». Bien joué !

Après « Double Dare », les 3 garçons de Waterparks avaient beaucoup à prouver. Dignes héritiers de la scène pop-punk porté par Fall Out Boy, All Time Low ou encore Green Day, face à leurs ainés, les petits nouveaux n’ont pas faibli et nous offre ici un album aux milles couleurs, où se mélangent plusieurs univers. A la fois pop, punk, rock et quelques fois plus acoustique, « Entertainment » est avant tout un album organique, nourri des inspirations des 3 musiciens. Qu’on se le dise, Awsten, Otto et Geoff n’ont pas voulu brider leur créativité et cela se ressent énormément au fil de l’écoute. Pour autant, pas de quoi décevoir les fans qui y trouveront forcément leur bonheur !

« Entertainment » est disponible sur iTunes.

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L'Avis de la rédac'

Après Fall Out Boy et leur album « M A N I A », c’est désormais à leurs petits frères Waterparks de nous présenter leur second opus « Entertainment ». Diversifiés, riches, jonglant entre plusieurs styles et pleins de ressources, les 10 titres qui composent cet album sont aussi différents les uns des autres que qualitatifs. Que vous cherchiez de la pop, du pur rock ou des mélodies plus simplistes où les sentiments prennent le dessus, vous trouverez forcément votre bonheur avec Waterparks. Enjoy !