Etoiles montantes internationales et talents français confirmés étaient au rendez-vous du RFM Music Live !

La radio RFM gâte ses auditeurs en 2017. Après avoir réuni une poignée de privilégiés à Lyon en Janvier puis à Strasbourg en Février, c’était au tour de Paris d’être hôte du RFM Music Live, rendez-vous musical haut en couleurs et diversité.

En ce 27 Mars, c’est dans les murs du Palace que s’est tenue la fête. Au programme, des têtes d’affiches dont la notoriété auprès du public français, et au-delà, n’est plus à prouver comme Imany et Vianney. En contraste avec ces interprètes solo accompagnés de leurs musiciens, la troupe du spectacle Saturday Night Fever a également pu offrir au public un extrait de son show survolté en fin de soirée.

Mais ceux qui ont surtout retenu notre attention font partie de nos chouchous depuis un moment… Un précédent RFM Music Live avait accueilli l’un de nos petits préférés anglais en la personne de Calum Scott mais pour cette édition parisienne, le premier était irlandais, le second belge. Ils ont peu en commun si ce n’est un organe vocal maîtrisé à la perfection et une complicité humble et attendrissante avec le public. Gavin James et Loïc Nottet nous ont conquis, chacun à leur manière. Retour sur une agréable soirée de musique !

GAVINOK

Après que la belle Imany ait largement emmené avec elle le public enthousiaste du Palace, grâce à ses titres fédérateurs et son message engagé, c’est à Gavin James de fouler la scène.

L’auteur et interprète irlandais truste le haut des charts depuis quelques mois grâce au remix de son titre « Nervous (The Ooh Song) » par Mark McCabe. Mais ce soir, c’est Gavin James sans fard et sans retouches, en acoustique, que nous apprécierons. C’est d’ailleurs comme ça qu’on le préfère !

L’artiste ouvre le bal sur « For You », premier titre de la tracklist de son album « Bitter Pill » sorti à l’international il y a maintenant un an. Sur quelques accords de guitare, Gavin James fait la démonstration de sa palette vocale pleine de nuances et de charme : une interprétation apaisante, où les silences en disent autant que les paroles chantées. On le laisserait nous conter ses peines de coeurs toute la nuit !

Mais sans transition aucune, l’artiste fait un saut dans le temps en nous proposant la reprise d’un des plus grands standards du répertoire national : « La Vie en Rose » d’Edith Piaf. Jonglant entre l’anglais et le français (avec un accent des plus attendrissants), Gavin prend le temps et adapte petit à petit la chanson à son élégant univers. « Voulez-vous chanter avec moi ? » propose-t-il, gentleman. Evidemment, le public vient à son aide en entonnant le classique. Un chouette moment de partage.

Avant de se retirer, Gavin ne pouvait évidemment pas passer à côté de son titre phare « Nervous ». Avec toute la sobriété de la version originale, Gavin James nous enchante. Sur le fil, les « Ouh-ouh-ouh » du refrain résonnent dans la salle. Et puis il est déjà temps de laisser la place… Le moment était court mais assurément délicieux !

Emboîtant le pas de l’auteur-interprète irlandais, c’est Loïc Nottet qui fait son apparition sur les planches, sous des applaudissements toujours un peu plus ardus à mesure que la soirée se déroule. On sent qu’une partie du public est venu spécialement pour lui ! Très rapidement, l’artiste de seulement 20 ans (on le rappelle !) pose le décor. Sous son apparent calme, et la douceur de son expression parlée, se cache une voix chantée à faire trembler les murs, tant par la puissance que l’émotion. Loïc commence son set par une reprise qui « le fait voyager », selon ses propres mots. Il s’agit du morceau « Lost On You », porté dans les tops ces derniers mois par l’énigmatique américaine LP. N’ayant rien à envier à l’interprète originelle, Loïc Nottet nous offre une performance solide, sans failles, impressionnante. L’intensité et le relief incroyable de sa voix met tout le monde d’accord. En un morceau, on se dit déjà qu’il est impossible que Loïc Nottet ne devienne pas l’un des artistes les plus marquants de sa génération ! Le belge enchaîne avec « Rhythm Inside », le morceau qui l’a révélé aux yeux du grand public, notamment à travers sa participation au concours de l’Eurovision 2015. Dans un registre plus pop et dansant, Loïc Nottet reste tout aussi convaincant. Là, c’est même ses qualités d’entertainer qui sont mises en lumière. Après avoir conclu le morceau, il propose au public de reprendre en chœur les entêtants « We’re gonna rapapap tonight » du refrain, une manière de prolonger de quelques secondes la belle performance. Alors que Loïc annonce déjà le dernier titre de ce mini set, le public fait savoir son mécontentement… Et à l’artiste de confier, malicieusement « Ce n’est pas moi qui décide. Y’en a plein qui attendent, ils vont me taper sur les doigts si je reste ici ». On ne serait pourtant pas contre. Pour autant, il faut conclure et ce sera avec le poignant et expressif « Million Eyes », premier single issu de son album à paraître le 31 Mars « Selfocracy« . Une interprétation des plus habités. On persiste et signe. Loïc Nottet ira loin, très loin !  

La soirée a ensuite pris un généreux tournant avec la performance du français Vianney. Chaleureusement soutenu par le public, celui qui se produira à l’AccorHotels Arena en Juin 2018 nous prouve qu’il est définitivement fait pour la scène. On a pas peur de dire qu’il a le talent et la flamme d’un Ed Sheeran qui s’exprimerait dans la langue de Molière. Avec un malin plaisir à jouer sur les mots et une diction parfaite. Si quelqu’un ne l’était pas déjà dans la salle, il en ressort acquis à la cause du chanteur !

Enfin, la troupe de Saturday Night Fever conclut sur un tableau flamboyant, Stephan Rizon, Flo Malley et Nevedya au chant, Nicolas Archambault et Fauve Hautot à la danse. « Burn Baby Burn » !

On aurait presque aimé prolonger le moment de certaines des prestations mais ces piqûres musicales nous ont fait le plus grand bien.

Vous pouvez revivre la soirée dans son intégralité sur la page Facebook de RFM.