Le prodige islandais continue d’esquisser le tournant musical de son second opus avec un nouveau single !

L’Islande a beau avoir une population à peu près égale à la seule ville de Nice, il semble qu’elle porte en son sein des enfants baignés de la plus élégante sensibilité musicale. On The Move vous présentait, il y a quelques temps, le groupe Kaleo, un quatuor dont le rock incendiaire aurait de quoi faire fondre les glaces de leur terre d’origine. Mais, la scène musicale internationale a également accueilli, il y a quelques temps maintenant, un enfant prodige islandais que l’on ne peut plus ignorer.

Ásgeir Trausti Einarsson est de ceux qui se sont bâtis seuls. A plus forte raison, peut-être, lorsque l’on sait qu’il a grandi dans une petit île du nord de l’Islande, entouré d’une dizaine d’âmes. Il a alors paradoxalement développé l’envie de musique et l’inspiration dans le silence et la frugalité. Dès l’âge de 6 ans, il est baigné des grands du rock, de Nirvana à Johnny Cash. Il forme un groupe à 11 ans puis passera par le sport pour mieux revenir à la musique et aux jeux de la guitare et du piano.

La publication, en Septembre 2012, de son premier album dans sa langue d’origine « Dýrð í dauðaþögn » l’a propulsé au rang de star en Islande. 10 % de la population de l’île serait en possession de l’opus. Mais, surtout, cette exposition lui a valu de s’exporter en un temps record, au delà des frontières de son île et des mers qui l’entourent. Et c’est en choisissant la traduction et transposition à l’anglais de ce même album, devenu alors « In The Silence » en 2013, qu’Ásgeir a conquis un public international. L’auteur et compositeur américain John Grant a été chargé d’adapter les paroles, fruits de la collaboration d’Ásgeir avec son propre père Einar Georg Einarsson, poète islandais reconnu. Le pari était osé, il a été relevé avec brio…

« King And Cross », « Going Home », « Higher »… Ásgeir y mèle une folk acoustique, teintée de mélancolie, à des accents électroniques mélodieux. Sa « folktronica », irrésistible en version studio, perçante en version instrumentale, est surtout identifiable grâce à sa voix haut perchée mais virtuose. Vibrante, parfois sur le fil, elle ne faillit finalement jamais mais s’évanouit dans des silences aériens.

L’album « In The Silence » a rencontré une belle audience en Australie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique et ici, en France, où Ásgeir s’est déjà produit sur plusieurs scènes.

asgeir2

Plus de 3 ans après la sortie du premier opus, le second « Afterglow » est attendu dans les bacs pour le 5 Mai prochain. 

Un premier titre à ce disque – « Unbound » – a déjà été dévoilé. Jouant sur un registre plus proche des synthétiseurs et de la chaleur du R’n’B que de l’aspect céleste de la folk, l’identité vocale reste la même mais le tournant mélodique est clairement électronique.

Ce qui me retenait pendant tout ce temps, c’était surtout moi-même, m’infligeant trop de pression pour cet album. Mais je pense que faire cette chanson m’en a délivré. (…) Le premier disque était plutôt acoustique, avec beaucoup de cuivres et de guitares. Je pense que celui-ci sera un peu plus électronique.

Aujourd’hui, Ásgeir dévoile « Stardust », un second extrait qui pousse encore la diversification de sa proposition. Davantage de soul dans l’interprétation, un beat léger et constant au groove palpable… Les synthés continuent de s’envoler. Ásgeir s’éloigne un peu de ce pourquoi il nous avait tant charmé à ses débuts, mais en même temps, l’évolution ne paraît pas contre-nature et elle lui réussit !

Ásgeir sera sur la scène du Cabaret Sauvage de Paris le 15 Mai prochain.

« Stardust » est disponible en téléchargement.