L’Australien aux multiples casquettes offre son premier opus.

On vous en parlait déjà il y a plus d’un an, l’annonçant comme l’une des nouvelles sensations venues d’Australie ! Et bien, nous avions vu juste… Depuis lors, Troye Sivan a fait du chemin, dans le bon sens, et nous délivre aujourd’hui son tout premier album « Blue Neighbourhood ». Retour sur cet artiste aux multiples casquettes, qui rafle déjà tout sur son passage !

Né en Afrique du Sud et élevé en Australie, dans la banlieue de Perth, vous ne pouvez pas être passé à côte de celui élu « l’un des 25 adolescents les plus influents du monde »,par le magazine Time en 2014.
Il s’est d’abord illustré sur le devant de la scène médiatique en tant que Youtubeur. Ses 3 718 036 abonnés le suivent depuis 2012, quasi quotidiennement, au travers de vidéos sur sa vie personnelle ou ses collaborations avec d’autres Youtubeurs. On le retrouve même au cinéma dans la saga X MEN.

C’est pourtant bien la plateforme internet qui servira de véritable tremplin à son aventure musicale, qui a commencé dès son plus jeune âge.

Parmi quelques covers, Troye publie en 2013 une composition personnelle intitulée « The Fault in Our Stars », en référence au livre à succès de John Green. Le buzz que va susciter cette première expérience lui ouvrira les portes d’une production plus professionnelle.
En 2014, Troye sort son premier EP « TRXYE », contenant 5 chansons dont l’envoûtant « Happy Little Pill » qui lui vaudra de scruter les premières places des classements Itunes et Billboard et remporter une première récompense en Australie. S’en suivra, en Juillet 2015, son second EP « Wild » dont la trilogie musicale et visuelle, déjà intitulée « Blue Neighbourhood » nous donnait un bel avant-goût de son excellent album…

La rédac vous donne son avis !

I guess the only narrative across the album is that it’s autobiographical. It’s about that journey for a 20-year-old.

Composé de 16 titres dans sa version deluxe, l’album « Blue Neighbourhood » nous plonge complètement dans l’univers que Troye Sivan, dans ses EP précédents, s’était efforcé de modeler pas à pas. Sa voix, toujours claire, glisse comme un murmure fantomatique, conférant une ambiance particulière à tout l’opus.

La chaleur des sons R&B, superposés aux rythmiques plus structurées de l’électro… Le mélange brillant des inspirations l’inscrit dans la lignée de ces jeunes talents, résolumment contemporains, sur lesquels il faudra compter, comme Lorde ou Lana Del Rey.

Ses textes, touchants et pudiques, nous parle de ses expériences passées, présentes, de ce passage de l’enfance à l’âge adulte comme si Troye, l’artiste, naissait, au fil de l’album, sous nos yeux.

On adore « Wild », ouvrant l’album sur un refrain aux choeurs d’enfants entêtants.
« Youth » doit être l’exemple le plus représentatif et efficace du subtil mélange des genres dont joue Troye Sivan, entre couplets langoureux et refrain saccadé.
« Lost boy » nous transporte pendant 3min40 dans le reliefs de la voix du chanteur.
« Blue », en featuring avec son co-auteur Alex Hope, est la ballade la plus touchante de l’album, enrichissant l’ensemble de l’album à la lumière du mélange des deux voix.

On vous conseille d’accompagner l’écoute de l’album du visionnage des clips de « Wild », « Fools » et « Talk me down », créant une toute autre dimension, cette fois cinématographique, à l’ensemble. Un album mature, dont la construction solide nous fait dire que Troye Sivan est bel et bien, avant tout, un auteur compositeur et interprète de grand talent, à seulement 20 ans.

Reste à savoir si la production, peut-être un peu trop bien ficelée, de l’album fonctionnera tout aussi bien sur scène.
Cela dit, on en doute pas trop, Troye ayant déjà débuté le « Blue Neighbourhood Tour » dont les places s’arrachent aux USA.

Adele, Sam Smith et Taylor Swift ont déjà avoué être conquis par l’opus du jeune Australien. Et vous ?

 

Retrouvez Troye Sivan sur Youtube ; Facebook ; Instagram ; Twitter ; son Site Officiel

et l’album Blue Neighbourhood sur Itunes.

5

L'avis de la rédac'

Le meilleur départ que l’on aurait pu espérer pour Troye Sivan !