Louis Tomlinson démontre ses capacités sur un premier album réussi

Les fans l’attendait depuis déjà plusieurs années et il est enfin là ! A la suite de ses ex-compagnons de One Direction, Louis Tomlinson est donc le dernier à nous dévoiler l’étendue de son univers à travers son premier album solo. Une entrée en matière déjà amorcée par plusieurs singles dont l’audacieux « Kill My Mind » ou encore le tendre et douloureux « Two Of Us ». Annoncé pour ce 31 janvier 2020, « Walls », le premier album du jeune artiste, nous promet donc de nombreuses surprises.

Composé de 12 titres, l’opus devrait osciller entre pop-rock bien pensée et titres beaucoup plus personnels, à cœur ouvert. Un premier opus qui a pris du temps mais qui a eu l’occasion de mûrir. Authentique et inspiré de ses racines britanniques qui ne sont pas sans nous rappeler Oasis ou encore les Stones, l’album se veut être une collection de ce que Louis Tomlinson a à nous offrir : son ressenti, le chemin parcouru pour en arriver là et un regard vers le passé et ses expériences.

Cette fois en solo, c’est un nouvel artiste qui se présente à nous : Louis Tomlinson. Alors que nous réserve « Walls » et ses inédits ? On The Move l’a écouté pour vous.

L’opus s’ouvre avec le puissant “Kill My Mind”. The Killers, The Rolling Stones, The Beatles, The Smiths… Autant de légendes et de grands noms du rock’n’roll que le chanteur semble compter parmi ses inspirations pour l’élaboration de ce titre. Un retour en arrière annoncé et assumé, aux accents forts et détonants, appuyant une nouvelle fois la volonté du chanteur de casser les codes et de se démarquer des productions actuelles. Guitare, batterie, percussions… Une explosion de sonorités dans un parfait style rétro, inspiré des grandes compositions indies des années 90. Dans la plus pure tradition britannique, Louis Tomlinson nous ramène à ses premiers amours et ses racines. Une belle entrée en matière qui nous donne envie d’en entendre plus ! 

Changement d’ambiance avec “Don’t Let It Break Your Heart”. Une guitare électrique vient d’abord capter notre attention pour tracer le chemin vers un refrain fort qui sent bon la pop. Si les chœurs en fond de mélodie ne sont pas sans nous rappeler un certain “Steal My Girl” des One Direction, Louis Tomlinson excelle une nouvelle fois dans ce qu’il sait faire de mieux : de la pop britannique ancrée dans ses racines et venant souffler un vent de modernité sur le paysage musical actuel. Globalement, on retrouve la même ambiance sur “Defenceless”, bien qu’avec une mélodie légèrement plus enjouée et fournie.

“Two Of Us” laisse finalement place à l’émotion. Sur le titre qui sera sûrement le plus personnel de sa carrière, le chanteur nous confie à cœur ouvert la peine et la douleur qui le rongent depuis le décès de sa mère, Johannah, en 2016. Une performance sans failles sur une mélodie presque cathartique. Quelques notes de piano viennent accompagner la voix du chanteur, douce et globalement dépouillée, et très vite d’autres éléments viennent fournir et tapisser le fond du morceau comme pour donner du relief et marquer une certaine évolution. Les tonalités organiques associées aux airs aériens nous offrent alors une production toute en contraste qui donne envie d’avancer. 

Dès les premières notes, “We Made It” nous transporte en plein cœur de l’univers d’Oasis et de son indissociable “Wonderwall”. Il y a dans cette mélodie un sentiment de légèreté, avec une alternance entre la profondeur de la batterie et la simplicité des accords de guitares, le tout souligné par la voix du chanteur qui ne cherche pas la démonstration de force. Un regard vers le passé musical mais aussi personnel : expériences, parcours, relations… C’est un bilan positif que nous dresse le chanteur. 

Place à la douceur avec “Too Young”. Sur cette ballade guitare-voix, Louis Tomlinson fait ressortir le meilleur de sa créativité. Une jolie déclaration qui s’accompagne de cet univers léger et voluptueux, renforcé par la voix douce du chanteur et une guitare qui donne le rythme. “Oh, I can’t believe I gave in to the pressure / When they said a love like this would never last / So I cut you off ’cause I didn’t know no better / Now I realise, yeah, I realise” nous chante l’artiste tout en simplicité. Une prise de conscience tardive mais qui n’apporte que du positif pour la suite.

“Je me souviens de ce sentiment quand j’avais 18 ans et que je pensais avoir trouvé la personne avec qui je voulais passer le reste de ma vie. On fait tous des erreurs quand on est plus jeune et je voulais mettre en musique le fait d’être honnête avec soi-même. Maintenant, je suis plus vieux et je me rends plus facilement compte de mes erreurs et de mes choix.”

Place enfin au titre qui donne son nom à l’album : “Walls”. Depuis le début, le chanteur ne s’en cache pas, ce morceau est son préféré de l’opus et on comprend vite pourquoi. Si le titre reprend globalement la même composition que “We Made It”, on retrouve avec joie cette dualité guitare acoustique-piano pour une mélodie une nouvelle fois dans la simplicité avant cette explosion de saveurs sur le refrain. De quoi prendre de la hauteur et du recul sur cet album dense. Ici encore, les allusions à Oasis et aux frères Gallagher se font plus fortes avec l’apparition de l’un d’eux aux crédits du titre – Louis ayant réutilisé des paroles et samples du groupe. 

Avec “Habit”, Louis Tomlinson nous propose une nouvelle fois cette ambiance rock délicieusement vintage. Des rythmes lancinants, langoureux et terriblement romantiques pour une production résolument plus mature et une mélodie tournée vers les grandes productions rock britanniques. Si le fond de la mélodie est dominé par cette guitare électrique, c’est véritablement la batterie qui vient nous en mettre plein les oreilles et construire cette balade délicieusement vintage. Ajoutez à ça la capacité du chanteur à créer une storyline tout au long du morceau et vous obtenez l’un des meilleurs titres de l’album.

On retrouve un peu de légèreté avec “Always You”. Plus désinvolte et enjouée, la mélodie n’a pas besoin d’en faire trop pour nous séduire. Sans fioritures, c’est un morceau feel-good que nous propose le britannique. Avec cette voix à la fois douce et puissante, à laquelle des chœurs discrets viennent se greffer lorsqu’il chante “Should Never Let You Go Oh Oh”, on se surprend vite à suivre le rythme de la tête et à plonger dans cette ambiance décomplexée.

Si “Fearless” nous rappelle qu’il faut profiter de l’instant présent d’une manière poignante et solennelle avec la puissance vocale du chanteur, “Perfect Now” nous ramène lui 10 ans en arrière. Avec ce rythme de guitare et cette vitesse folle, le morceau est sûrement ce qui se rapproche le plus de la discographie des One Direction. Les paroles ne sont également pas sans nous rappeler le thème de “Little Things” ou encore “Perfect”. Comme une prolongation de ce que le groupe avait de mieux à nous offrir, Louis rend hommage à ses origines pop et semble prendre un malin plaisir à jouer avec nos souvenirs.

“Souvent, les membres d’un groupe n’aiment pas parler d’où ils viennent. J’adore les One Direction. J’aime la musique que nous faisions, les fans, la culture autour du groupe et tout ce qui va avec. Sur des titres comme “Walls” ou “Kill My Mind”, je peux tenter de nouvelles choses, mais bien sûr qu’il y aura toujours de la place pour une chanson qui sonne comme ce que je faisais avec le groupe.” 

Pour refermer cet album, Louis nous propose “Only The Brave”. Une parenthèse particulière qui intéresse d’abord par sa qualité d’enregistrement. Une voix étouffée derrière la guitare presque omniprésente nous pousse à tendre l’oreille. Puis, de tendres rythmes folk donnent du relief et créent un univers singulier. Cette construction ultra classique rend hommage aux fondamentaux de la musique rock/folk. Une ultime rupture avec le reste de l’album, qui le clôt de la manière la plus inattendue. Une pépite que l’on se plait à réécouter.

En bref, avec « Walls », Louis Tomlinson nous offre un premier album particulièrement réussi. Pas de grandes démonstrations vocales ou de grandes prises de risque, mais des titres authentiques, à son image et surtout, une plume acérée avec des mots bien choisis pour des histoires touchantes. On se plait également à retrouver cette patte britannique qui rend hommage aux maîtres du genre : Oasis, Arctic Monkeys, les Stones… Il y en a pour tous les goûts et c’est bien ça qui fait la réussite de cet album. Il est à l’image de son compositeur : lui-même.

« Walls » est disponible sur iTunes.