Alec Benjamin retrouve son public français pour un show intimiste exceptionnel

S’il n’a pas encore envahi les ondes françaises, vous avez tout de même peut-être déjà entendu son hit « Let Me Down Slowly », que ce soit la version originale ou en duo avec Alessia Cara. Pourtant, ce petit prince de la pop explose de plus en plus à l’international et prend sa revanche sur ses débuts difficiles. Alec Benjamin, pour qui Paris a une saveur particulière comme il nous l’expliquait dans une interview début 2019, a aujourd’hui de nombreux titres à partager. Après deux mixtapes remplies de petits bijoux, il enchaîne dernièrement nouveaux singles, démos et autres teasers sur ses réseaux sociaux. Et quoi de mieux qu’une nouvelle tournée pour nous convaincre davantage ? On The Move était lundi dernier au rendez-vous au Trabendo à Paris. On vous raconte tout !

Ce n’est pas avec une mais bien deux premières parties que commence la soirée. Tout d’abord, la jeune April ouvre le bal en nous invitant dans son univers doux et mélancolique. Puis c’est autour du suédois Boy In Space de chauffer la salle. Et c’est une mission plus qu’accomplie à en croire les réactions du public. Deux artistes à suivre de plus près !

Les projecteurs s’éteignent à nouveau et Alec Benjamin inaugure son concert avec son single « Boy In The Bubble », au débit assez impressionnant sur les couplets. Un titre parfait pour commencer puisqu’il reste l’un des plus rythmés de son répertoire, plutôt reconnaissable à sa douceur et à la beauté de ses textes.

Alec enchaîne avec « Swim » et son refrain entraînant sur une scène teintée de bleu avant d’interpréter « Outrunning Karma », toujours porté par son public. Il continue alors avec « If I Killed Someone For You » et « If We Have Each Other », deux autres morceaux inclus dans sa mixtape « Narrated For You ». L’occasion pour les fans qui étaient déjà présents lors de son premier show parisien aux Etoiles au mois de février de redécouvrir ces chansons sous un nouveau jour. Pour cette nouvelle tournée, Alec est accompagné de quelques musiciens supplémentaires, ce qui donne encore plus d’ampleur et de profondeur aux titres.

À suivre, « The Book Of You And I », un morceau exclusif, encore introuvable sur sa chaîne YouTube et sur les plateformes de streaming. En effet, s’il a récemment révélé les démos de certains morceaux comme « The Colonel’s Journal » ou « At The Bottom », le jeune artiste en garde encore quelques unes au chaud pour une raison très simple :

Je stresse toujours avant de sortir un nouveau titre. Avant que je commence à enregistrer des chansons, j’avais l’habitude d’en jouer devant des gens donc parfois, je me sens mieux quand je les joue en live d’abord, avant de les enregistrer et de les sortir. Celle-ci est à propos de ma première petite amie…

Alec Benjamin précise même à son public la triste conclusion de cette histoire d’amour. Sa petite amie aurait préféré le quitter avant les vacances d’été. C’est donc devant un public attendri et très attentif que le jeune Américain interprète cette nouvelle chanson. Un texte touchant et une mélodie qui vient nous bercer tendrement. Pendu à ses lèvres, le Trabendo de Paris est témoin d’un moment intimiste suspendu dans le temps.

 

Place à « Steve », un titre très apprécié à en croire la réaction suscitée par les premières notes. Lui succède « Paper Crown » pour une nouvelle séquence émotions que les fans de la première heure savourent avec nostalgie. Comme il l’avait fait aux Etoiles en février, Alec s’accompagne au clavier mais est cette fois-ci rejoint par un guitariste.

 

Il chante ensuite « 1994 », un morceau retraçant son enfance et son parcours avant d’enchaîner avec « Must Have Been The Wind », un single que nous n’avions pas entendu lors de son dernier concert en France puisqu’il fait partie des nouveaux morceaux de l’artiste. Des paroles puissantes laissant libre cours à l’interprétation – tout comme son clip – et que le public vient entonner en chœur.

 

Nouveau titre exclusif : « Mind Is A Prison ». L’assistance est alors particulièrement silencieuse et boit les paroles d’Alec. La chanson se faisant encore assez rare sur la toile, c’est en effet l’occasion de la découvrir en avant-première et de se laisser emporter par sa douceur et son texte criant de vérité. De quoi nous rendre encore plus impatients quant à la sortie de son prochain opus, prévu pour le début de l’année.

Alec Benjamin poursuit avec « Death Of A Hero » dont les paroles sont inspirées d’une expérience personnelle, comme cela est souvent le cas dans ses compositions. Puis vient « Jesus In LA », son dernier single, relatant ses espoirs déchus : tout quitter pour tenter sa chance à Los Angeles et ne pas trouver son bonheur. Le public est d’ailleurs tellement pressé de chanter ce dernier succès qu’il commence alors même qu’Alec n’est pas prêt !

 

Le jeune prodige interprète « Water Fountain » avant de conclure sur l’incontournable « Let Me Down Slowly ». Face à lui, une salle parsemée de petit cœurs en papier. Un joli final donc, qui achève cette setlist de 15 chansons que l’on aurait bien prolongée un peu.

Mais patience, nous savons qu’Alec Benjamin nous réserve de belles choses pour les mois qui arrivent !

Son dernier single « Jesus In LA » est disponible en téléchargement.