L’attente dure 3 ans : après « James Arthur » et « Back From The Edge », découvrez « You », un vrai petit bijou !

Il y a 7 ans déjà, il avait conquis le cœur du monde entier avec sa reprise du puissant « Impossible » de Shontelle, suite à sa victoire dans le télé-crochet britannique The X Factor. Après une période d’adaptation assez difficile durant laquelle James Arthur s’était fait plus silencieux, et un premier album éponyme, le chanteur au timbre si particulier avait sorti son deuxième opus « Back From The Edge », porté par l’incontournable « Say You Won’t Let Go ».

Puis, après avoir teasé son retour avec son premier single « Naked » fin 2017, James Arthur nous avait convaincus avec le double single « At My Weakest » / « You Deserve Better », démontrant qu’il était aussi doué pour interpréter des ballades que pour évoluer sur des morceaux plus rythmés et dansants. Même schéma pour la fin 2018 et le début d’année : un nouveau single, intitulé « Empty Space », suivi de « Nobody », une collaboration avec le talentueux Martin Jensen.

Rassurez-vous, l’attente est aujourd’hui terminée ! Etes-vous prêts à découvrir « You », le troisième album du talentueux James Arthur et les 17 chansons qui le composent ? Suivez le guide, On The Move vous accompagne dans votre écoute.

you album james arthur

Premier titre : « You », en collaboration avec Travis Barker. Très vite, un sentiment de puissance émane du morceau qui invite chacun à prendre confiance en soi. James Arthur en profite également pour mettre ses talents de rappeur en avant. Un flow indiscutable qu’il avait déjà démontré sur des titres tels que « Flyin' » ou « Prisoner ». Jolie introduction donc, qui annonce bien la couleur de ce nouvel opus très attendu par son public.

Vient ensuite « Finally Feel Good », un touchant témoignage quand on sait que James a déjà dû faire face à la dépression et à des problèmes d’anxiété, notamment après The X Factor UK, comme il l’explique aussi dans son livre « Back To The Boy ». Un texte honnête et vulnérable, qui rappelle que ces moments de faiblesse peuvent arriver à chacun d’entre nous, et un vrai message d’espoir : « when you hit bottom, only place to go is up ».

« Marine Parade (2013) » lui succède et ce sont des sonorités électroniques assez rares dans ses titres que nous découvrons tout d’abord. Des vibes maîtrisées à la perfection viennent nuancer le morceau et l’on retrouve même des airs de jazz et de blues dans l’instrumentale. Un style qui lui va tout aussi bien et qui nous donne juste envie de lever les mains en l’air, de fermer les yeux et de se laisser porter par le rythme cadencé.

Comme le titre précédent, « If We Can Get Through This We Can Get Through Anything » s’ouvre lui aussi sur quelques sonorités électroniques mais se montre beaucoup plus sensuel. Le mélancolique « Car’s Outside » prend ensuite le relais. Plus épuré et très touchant, le morceau relate une relation à distance dure à vivre pour l’artiste : “I’m tired of lovin’ from afar / And never being where you are”. On savoure alors la voix de tête de James ainsi que les guitares qui se font de plus en plus puissantes.

Dans le même esprit, « Quite Miss Home » est doté d’une introduction au piano rejoint plus tard par des violons, donnant à la chanson un côté nostalgique, repris par un texte à la fois très descriptif et poétique. Quand toutes nos habitudes du quotidien et notre chez-nous nous manquent : un sentiment auquel on peut tous s’identifier.

Retentit ensuite le single « Treehouse » avec Ty Dolla $ign et Shotty Horroh qui avait déjà rappé sur « Sermon » dans le deuxième album de James. Une nouvelle fois, c’est un message d’espoir qui est véhiculé : « you know it’s okay not to be okay« . La chanson apparaît alors comme le refuge dont nous avons tous besoin parfois pour nous ressourcer.

Ce même message refait son apparition dans « Sad Eyes » où la voix de James se fait plus voilée sur le début et est accompagnée d’un beat entraînant, fédérateur et doux à la fois. On le sent, la vie n’a pas toujours été rose pour le chanteur britannique et, bien conscient que tout le monde peut traverser des périodes sombres, il se propose aujourd’hui de sécher nos larmes. Comme il le chante si bien, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel, même lorsque l’on se trouve dans la plus effrayante des pénombres.

Autre thème très récurrent dans l’album : l’amour et ses complications. On le retrouve dans « Unconditionally », une nouvelle ballade romantique sur fond de guitares en duo avec Adam Lazzara, chanteur du groupe de rock Taking Back Sunday, dont la voix se fait assez discrète sur le titre. Le texte écrit par les artistes évoque un appel à l’amour inconditionnel sur un air où se mêlent à la fois douceur et désespoir. « Homicide Love » relate également les dangerosités de l’amour : une relation toxique rythmée par des arpèges à la guitare et une solide batterie, l’instrumentale montant en puissance avant de s’adoucir à nouveau.

Sur « Breathe », James Arthur revient sur des guitares acoustiques pour un style plus minimaliste mais toujours incroyablement efficace. Un délice pour les oreilles doté d’un bridge rappé/chanté, la cerise sur le gâteau ! La ballade « Maybe » se démarque quant à elle par des graves profonds. Un instant romantique toutefois marqué par des guitares électriques qui donnent à cette mélodie une toute nouvelle dimension.

« Fall » sonne ensuite comme une véritable confession à l’aspect presque mystique. James se libère de ce qu’il a sur le cœur, et on écoute avec plaisir et compassion cette honnêteté qui se fait parfois rare dans le monde de la musique. Un titre cathartique qui rappelle « Sober » de Demi Lovato ou encore « Body » ou « Anxiety » de Julia Michaels, qui se confiait elle aussi dans notre dernière interview.

Lui succède trois singles qui résonnent déjà dans nos têtes et qui nous avaient bien tenus en haleine avant la sortie de cet album. Tout d’abord « Falling Like The Stars » sur une production de nouveau plus acoustique et dont les paroles et la mélodie rappellent étrangement « Say You Won’t Let Go » : « When I held your hair up, ’cause you had too much » renvoyant à « I held your hair back when you were throwing up« .  James s’imagine alors déjà vieillir aux côtés de l’être aimé avec cette ballade sur laquelle on imaginerait bien un couple valser.

Puis vient « Empty Space » et sa magnifique mélodie. Des graves aux notes puissantes en passant par la voix de tête, on se souvient aussi du clip très émouvant dans lequel le public avait pu découvrir l’acteur Tom Felton.

“Cette chanson s’adresse à tous ceux qui ont profondément aimé et perdu quelqu’un qui leur était cher, et qui ont ensuite beaucoup de mal à combler ce vide.”

Retentit ensuite « Naked », le premier single et ses quatre premiers accords que tous les fans du chanteur reconnaissent maintenant en une fraction de seconde. Un crescendo tout en émotion pour décrire un dévouement amoureux à sens unique. Pour le morceau final « From Me To You I Hate Everybody », James se confie une dernière fois, clôturant l’opus sur une mélodie qui rappelle beaucoup les premières notes de son titre « Sermon », présent sur son deuxième album.

Entre ballades romantiques, confessions et véritables incitations à l’espoir et à l’acceptation de soi, James Arthur montre de nouveau l’immensité de son talent. Mélodies pop entraînantes et matures, rap, productions plus qu’efficaces : rien ne lui échappe. Un diamant brut qui mériterait toute l’attention du monde ! Ne manquez pas son concert événement le 20 février prochain à l’Elysée Montmartre.

« You » est disponible sur iTunes.