Rencontre avec Julia Michaels, parolière renommée, aujourd’hui sous le feu des projecteurs

Propulsée sur la scène internationale grâce à son titre « Issues », l’auteure-compositrice à qui l’on doit des hits de Justin Bieber, Selena Gomez ou encore Gwen Stefani n’a aujourd’hui plus rien à prouver. Derrière sa plume ou en tournée, Julia Michaels est épanouie et ça se voit ! Avec « Inner Monologue Part 1 » et « Inner Monologue Part 2 », projet révélé cette année, la jeune artiste a montré une honnêteté sans failles. Plus vulnérable que jamais, elle n’a pas hésité à se confier sur des titres personnels et nous a également offert des collaborations très réussies. C’est à l’occasion de sa toute première tournée mondiale, et d’un show au Trianon de Paris très attendu de Julia, qu’On The Move a eu la chance de rencontrer la perle rare. Et comme à son habitude, c’est une Julia Michaels sans filtre et tout en transparence que nous avons découvert. Instant confidences, c’est parti !

Julia Michaels @ Damien Paillard exclusivement pour On The Move

On The Move : Salut Julia, c’est un plaisir de t’avoir parmi nous aujourd’hui, comment vas-tu ? Tu es heureuse de jouer à Paris ce soir ?

Julia Michaels : Je suis super contente ! C’est ma première tournée ici, donc je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre, mais Paris est l’une de mes villes préférées alors… Ça va être incroyable.

On The Move : De quoi avais-tu le plus hâte pour cette tournée ?

Julia Michaels : J’étais impatiente de pouvoir voyager à travers le monde et de rencontrer tous mes fans. Ça faisait longtemps, nous travaillons depuis deux ans et demi, alors c’est la première fois depuis très longtemps que nous pouvons être récompensés, donc j’en suis très reconnaissante.

On The Move : Tu es aussi partie en tournée avec Niall Horan, Maroon 5 et Pink sur son « Beautiful Trauma Tour ». Comment c’était ? Qu’est-ce que tu as appris en jouant aux côtés de tous ces artistes qui parcourent le monde depuis plusieurs années déjà ?

Julia Michaels : Je pense que la chose la plus importante que j’ai apprise, c’est de ne pas me prendre au sérieux. On va déconner avec les paroles, on va rater un pas de danse, on va faire quelque chose de ridicule. En fait, j’ai appris à ne pas être trop dure avec moi-même, il faut savoir rire de soi-même quand on fait une erreur parce qu’on va merder, c’est sûr.

On The Move : Mais ton public peut t’aider !

Julia Michaels : Oui, exactement.

On The Move : Pour ton projet « Inner Monologue », tu as choisi de le diviser en deux parties différentes, il y a une raison particulière ?

Julia Michaels : Au départ, je voulais que ça soit des chansons de rupture, situation dans laquelle j’étais, puis des chansons d’amour, situation dans laquelle je me suis retrouvée… Avec la personne dont j’étais amoureuse, on a fini par rompre, alors je me suis dit que ça n’avait plus aucun sens et que ce n’était plus du tout pertinent par rapport à ma vie. Donc je les ai toutes rassemblées et je les ai un peu mélangées. Au final, la première partie parle davantage de santé mentale, d’anxiété et de dépression. La deuxième partie parle plus de l’image de soi, de l’image corporelle et de la perception que j’ai de moi-même, j’imagine.

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Julia Michaels @ Damien Paillard exclusivement pour On The Move

On The Move : Tu penses que ce sera un album la prochaine fois ?

Julia Michaels : J’espère bien !

On The Move : Tu as aussi choisi de faire plusieurs clips pour chaque partie : quatre pour la première et trois pour la seconde. Est-ce que c’est important pour toi de réaliser des visuels pour le plus de chansons possible ?

Julia Michaels : Oui, si je peux, alors je le fais. C’est bien d’avoir quelque chose à quoi se rattacher.

On The Move : Comment as tu fait pour choisir les morceaux qui auraient droit à un clip ?

Julia Michaels : Je ne sais pas, je suppose que je choisis ceux que j’aime le plus chanter. Mais je pense que ce n’est pas tout à fait vrai parce que si j’avais le choix, si j’avais mon mot à dire, j’en ferais pour toutes les chansons.

On The Move : Comme tout auteur-compositeur, je suis sûre que tu as écrit des tonnes de chansons avant de choisir celles que tu allais inclure dans ton projet. Comment tu as fait pour choisir parmi tous les morceaux que tu avais ?

Julia Michaels : C’est difficile. Parfois, on pense qu’on aime une chanson, puis on en écrit une autre et on se dit : « Oh, celle-ci est beaucoup mieux ! ». Je pense que celles que je garde sont juste celles qui fonctionnent le mieux ensemble et qui sont les plus pertinentes dans ma vie, que ce soit sur le plan sonore ou au niveau des paroles.

On The Move : Tu as collaboré avec beaucoup d’artistes récemment : Shawn Mendes, LANY, James Bay… Et tu as aussi des duos avec Selena Gomez et Niall Horan sur Inner Monologue. Comment ça se déroule ? Comment est-ce que tu choisis avec qui tu vas travailler, en tant qu’artiste et auteure-compositrice ?

Julia Michaels : En tant qu’auteure-compositrice… c’est tout autre chose…

On The Move : Peut-être que tu préfères travailler avec des gens que tu connais déjà ? Comme des amis à toi ?

Julia Michaels : En fait, je préfère travailler avec des gens bien. Si tu es une bonne personne et que tu traites tout le monde avec respect, alors je travaillerai avec toi. Si tu es un abruti, je m’en fiche. Mais j’ai choisi les gens que j’ai choisis parce que oui, je les connais depuis très longtemps et que ce sont, non seulement des gens incroyables, mais aussi des musiciens et des artistes incroyables. J’ai été assez chanceuse de les connaître et qu’ils veuillent être sur ces morceaux avec moi. Je pense qu’ils ont rendu le projet parfait.

On The Move : Tu aimes toujours écrire pour d’autres artistes ou tu préfères te concentrer sur tes propres projets ?

Julia Michaels : Un peu des deux. Si j’en ai l’occasion et si je suis dans un endroit où je peux, si je suis à la maison pour une longue période et que j’ai l’occasion d’écrire avec tous mes amis alors je le ferai. Mais quand je suis juste plongée dans mes pensées, alors la plupart du temps, je vais dans un studio et je vais en ville toute seule.

On The Move : Dans la première partie de « Inner Monologue », il y avait une chanson intitulée « Anxiety » et maintenant il y a « Body ». Est-ce que tu appréhendais un peu de sortir ces chansons qui sont très personnelles ?

Julia Michaels : Oui, toujours. C’est toujours un peu angoissant et super vulnérable de sortir des chansons comme ça parce que si les gens ne les aiment pas, c’est comme s’ils n’aimaient pas une partie de toi et ça peut être effrayant. Mais je veux que les gens puissent me comprendre, et pour cela, il faut pouvoir comprendre mes bons et mes mauvais côtés. Je me sentirais très peu sincère si je ne parlais pas de ces choses.

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Julia Michaels @ Damien Paillard exclusivement pour On The Move

On The Move : Et tu as dû recevoir beaucoup de messages de fans qui pouvaient s’identifier aux chansons ?

Julia Michaels : Oh, il y en a tellement ! Il y a eu des hashtags, des commentaires, des messages et des gens qui venaient à mes meet and greet en me disant à quel point les chansons les avaient touchés. J’en suis vraiment très heureuse parce que parfois, quand on ressent ces choses, on se sent très isolé et très seul, comme si on était la seule personne à avoir ces pensées. Puis on se retrouve dans une pièce avec une quinzaine d’autres personnes et on réalise que ce n’est pas le cas.

On The Move : Est-ce que tu as l’impression que ces sujets sérieux sont de plus en plus courants dans la musique d’aujourd’hui ? Beaucoup d’artistes essaient de sensibiliser le public et de promouvoir l’acceptation de soi, mais aussi le fait que ce n’est pas grave de ne pas avoir le moral parfois.

Julia Michaels : J’ai l’impression que c’est très courant maintenant. Je pense que nous progressons et que nous devenons des gens qui n’ont pas peur de parler de santé mentale, d’image corporelle et de toutes sortes de choses de ce genre. Nous avons les outils et les moyens de briser les préjugés tous les jours. Je pense que c’est merveilleux.

On The Move : Nous aimons savoir ce que les artistes écoutent, alors qui est sur ta playlist en ce moment ?

Julie Michaels : J’aime beaucoup Alec Benjamin, Fletcher, Lizzo, il y en a tellement ! Il y a un artiste français que j’aime beaucoup aussi, il s’appelle Tim Dup, je suis fascinée par son travail. Je trouve sa musique géniale.

On The Move : Alors tu écoutes des artistes français ?

Julia Michaels : En fait, pas mal, oui. Mais oui, il y en a tellement !

« Inner Monologue Pt. 2 » est disponible sur iTunes.