Rencontre avec MAX, à l’aube d’une nouvelle ère pour sa carrière !

MAX a la pop dans le sang. De ses premiers pas à Broadway au succès de « Lights Down Low » en 2017, en passant par ses rôles pour Nickelodeon et son ascension sur Youtube, il semblerait presque, qu’à 26 ans, Max Schneider ait vécu plusieurs vies. L’auteur et interprète américain a multiplié les projets depuis le plus jeune âge avec une constante : la passion et l’optimisme. Un état d’esprit qui aurait pourtant pu être mis à mal lorsque l’an dernier, un problème aux cordes vocales lui a imposé le silence total pendant des mois. Mais puisque l’on ne se rend compte de la véritable valeur des choses que lorsque l’on en est privé, MAX revient aujourd’hui plus solaire que jamais avec « Love Me Less ». De passage à Paris pour présenter en exclusivité à ses fans quelques titres de son futur album, MAX s’est prêté au jeu des questions. Toujours dans l’obligation de faire particulièrement attention à sa voix, l’artiste choisit ses mots avec beaucoup de soin… Une contrainte qui pousse à en venir à l’essentiel et qui laisse une immense générosité ruiseller de son regard et de sa gestuelle. Une rencontre singulière.

© Thomas Daeffler pour On The Move

On The Move : Salut MAX ! Tu es ici pour promouvoir ton nouveau single « Love Me Less », qui est une sorte de suite à « Lights Down Low » inspirée par ta compagne. Peux-tu nous raconter l’histoire derrière ce nouveau morceau ?

MAX : J’ai écrit « Love Me Less » à peu près un an après notre mariage. La chanson m’a été inspirée par une ex-copine, qui n’était pas très contente de notre rupture. Elle a menacé ma femme de la faire expulser d’Amérique, puisqu’elle est Anglaise mais était installée aux USA. C’était vraiment déplacé de sa part. Après ça, j’ai prié pour que ma femme ne m’aime pas moins. J’ai espéré qu’elle m’aime encore plus même, malgré ce bagage que j’apportais à notre relation, et toutes mes insécurités. C’est aussi une manière de dire à mes fans : « Je suis une figure publique mais j’ai aussi mes défauts, mes fantômes, mon passé. »

On The Move : Cette chanson est donc tout aussi personnelle que « Lights Down Low ». Quel regard portes-tu sur ce morceau aujourd’hui, avec le succès massif qu’il a eu il y a quelques années ?

MAX : C’est un titre qui me sera toujours très précieux et très personnel, mais c’est très beau de pouvoir le partager avec le monde et que les gens se l’approprient aussi !

On The Move : Tu as tweeté il y a quelques semaines : « J’ai attendu si longtemps d’avoir une vision claire et engagée pour cette nouvelle ère musicale. Et enfin, je l’ai trouvé ». Quelle est cette vision ? Quel est l’esprit de l’album à venir ?

MAX : Il sera jaune, il sera énergique, il sera lumineux, il sera électrisant ! Il parle du fait de tirer le meilleur de n’importe quelle situation que la vie t’impose.

On The Move : Cette nouvelle ère ne concerne pas juste ta musique, mais aussi tes visuels avec la couleur jaune qui régit tout ton nouvel univers. Pourquoi est-ce important pour toi d’envisager ton art comme un tout ?

MAX : Je pense que chaque aspect participe à donner vie à la musique, et représente l’histoire qui l’a inspirée donc oui, le son, les visuels… Tout a une énorme importance pour moi et tout doit former un ensemble.

On The Move : On mesure bien cela dans ton clip pour « Love Me Less » ! D’où vient son concept ?

MAX : L’idée du clip vient de plusieurs de mes anciennes relations. Ce sont des morceaux que j’ai assemblés pour former cette histoire et parler de ce que certaines personnes ont voulu changer chez moi par le passé. Tout cela est représenté à travers le personnage de Jane, puis finalement, je trouve la bonne personne – Emily – qui m’accepte pour qui je suis. Tout vient vraiment de ma vie.

On The Move : Était-il difficile de garder ta pokerface tout du long ?

MAX : Ha ça oui ! J’ai beaucoup ri (rires) Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !

On The Move : Où en es-tu de ton album ?

MAX : Il est fait à 70%. On affine tout, on écrit quelques histoires supplémentaires, mais on est très proche de le terminer, même si parfois, c’est la fin qui paraît le plus compliqué !

On The Move : Ce disque est produit par Roget Chahayed (qui a déjà collaboré avec Travis Scott, Khalid, Calvin Harris, Halsey, G-Eazy, Kendrick Lamar et bien d’autres). Comment cette collaboration a-t-elle commencé ? Quelle est la meilleure chose que Roget ait apporté à ta musique ?

MAX : Ahmad et Roget ont produit 80% des chansons. J’ai fait une tournée avec Ahmad il y a quelques années, c’est comme ça que nous nous sommes rencontrés et sommes devenus meilleurs amis. Lui et Roget ont vraiment apporté au prochain disque, une nouvelle énergie et des instrumentales que je n’avais jamais expérimentées auparavant !

On The Move : Récemment, tu es allé à la rencontre de tes fans ici à Paris mais aussi à Londres, Berlin et Amsterdam pour leur faire écouter quelques unes de tes chansons à paraître. Pourquoi est-ce-important pour toi de faire cela, à ce stade ?

MAX : J’aime jouer ma musique au public assez tôt car cela influence la manière dont je termine les morceaux. Je vois comment les gens réagissent et ce qu’ils ressentent. Cela influence la musique au moins autant que ma vie quotidienne ne le fait.

On The Move : Tu es très proche de tes fans et ne manque jamais une occasion de communiquer, les rencontrer etc. Tu es très transparent à propos de ta vie. As-tu déjà ressenti que cela avait des revers ?

MAX : Je pense qu’à partir du moment où tu t’engages dans quelque chose, il faut le faire à 100% et c’est pour cela que j’apprécie autant partager avec eux, de manière très honnête. Ils me le rendent en étant très honnêtes avec moi aussi. Je pense qu’il y a des revers à tout mais tu les acceptes pour ce qu’il y a de meilleur.

On The Move : Tu as traversé des moments difficiles l’an dernier lorsque l’on a découvert des polypes sur tes cordes vocales, t’obligeant à garder le silence pendant plusieurs mois. Mais tu sembles être quelqu’un de positif, coûte que coûte. Quelle leçon as-tu tiré de cette période ?

MAX : Apprécier chaque jour, définitivement !

On The Move : Tu as conquis une audience internationale grâce à Youtube, et à tes nombreuses reprises produites par Kurt Schneider. Avec le recul, quels sont pour toi les avantages et les inconvénients de débuter une carrière de la sorte ?

MAX : Avec Youtube, tu as l’occasion d’établir ton style ce qui est positif. Mais c’est vrai qu’il est difficile de tirer son épingle du jeu et introduire sa propre musique ensuite. Je pense que maintenant, les gens voient au-delà de mes reprises, ce qui est génial, mais ça a définitivement pris du temps.

On The Move : On attend avec impatience ton album ! Y aura-t-il une tournée après sa sortie ? As-tu déjà des idées pour la scène ?

MAX : Je suis en train de brainstormer cela mais je tiens vraiment à rendre mes shows représentatifs de cet univers, ce thème créé autour du jaune, cette énergie… Cela va être très excitant !

On The Move : Quels artistes/performers t’inspirent particulièrement de ce point de vue ?

MAX : Bruno Mars, Miguel et Justin Timberlake !

On The Move : Et qui écoutes-tu particulièrement en ce moment ?

MAX : J’adore Khalid, c’est quelqu’un d’adorable ! J’aime beaucoup Brendon Urie, et également Lizzo. J’adore le message qu’elle fait passer au monde.

On The Move : En parlant de message, quel est celui que tu veux transmettre à travers ton futur album ?

MAX : Je veux dire aux gens que j’espère qu’ils trouvent de la joie même dans les moments les plus sombres de leurs vies. Même si ils ont l’impression qu’ils n’auront pas la force de sortir de leur lits… J’espère que ma musique les aidera à se sentir un tout petit peu plus heureux, et à se trouver eux-mêmes.

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Photographies par Thomas Daeffler