Miley Cyrus s’entourent des meilleurs pour l’EP « She Is Coming » 

Alors que les Jonas Brothers remuent la scène internationale de leur retour, une autre ex-teen Disney prépare assidûment son retour. Si les années Hannah Montana sont désormais bien loin, Miley Cyrus avait su imposer son style très franc, d’une manière assez crue et violente. Avec l’ère « Bangerz », alimentée par les titres « We Can’t Stop », « Wrecking Ball » ou encore « Adore You », la chanteuse avait délaissé les rythmes pop pour des compositions axées RnB et dance, bien loin de ses précédents univers. 

Des choix artistiques qui n’avaient pas plu au plus grand nombre. Pourtant, 4 ans après, Miley Cyrus avait enclenché la métamorphose en dévoilant « Malibu », premier extrait de son nouvel album « Younger Now ». Sur fond de compositions country-folk, le public avait retrouvé une Miley apaisée, proche de ses racines et des ses premiers amours. Munie de sa guitare, l’artiste nous avait proposé l’enjoué « Rainbow Land » en duo avec la maîtresse du genre, Dolly Parton, ou encore l’excellent « Love Someone ».

Mais depuis quelques mois, la chanteuse se fait de plus en plus présente sur les ondes. Revenue en pleine lumière grâce à son duo avec Mark Ronson sur « Nothing Breaks Like A Heart », Miley prépare dans le plus grand secret depuis plusieurs mois le successeur de son précédent album. Annoncé sur la scène du festival BBC Radio 1’s Big Weekend, son premier EP « She Is Coming » est désormais disponible. L’amorce d’un nouveau projet attendu cette année !

Qui dit nouveau projet, dit nouvelles inspirations. Ne souhaitant s’imposer aucunes barrières, la jeune chanteuse s’est entouré d’artistes atypiques pour créer un EP versatile et différent, où chaque titre possède sa patte et son identité. Mike WiLL Made-It , RuPaul ou encore Ghostface Killah… autant d’inspirations urbaines pour les six extraits de ce premier EP, avant la sortie de deux autres dans le courant de l’année. 

« Il y a des touches psychédéliques, des touches pop, un penchant plus hip-hop dans les morceaux. De la même manière que je ne me définis pas dans un genre identitaire, j’aime me sentir sans genre musical »

L’EP s’ouvre avec le singulier « Mother’s Daughter ». Déconcertant, le titre jongle entre les styles et mélange les genres pour nous proposer une composition profonde et empruntant des éléments rock et RnB. En solo, la chanteuse ne se cache pas pour répondre à ses détracteurs et assure ne regretter aucun de ses choix. Derrière cette proposition particulière, on peut notamment entendre : « Don’t fuck with my freedom / I came up to get me some / I’m nasty, I’m evil / Must be something in the water or that I’m my mother’s daughter ». Un joli pied de nez pour lancer cette nouvelle ère !

Place aux inspirations psychédéliques, mélangées à des inspirations hip-hop pour « Unholy ». Miley Cyrus ne se cache pas quand il s’agit de sa consommation de drogues et sur ce titre, la chanteuse nous parle de son mode de vie, que cela plaise ou non. Hors limite, comme un écho à sa période « trash », elle n’a que faire des codes et compte bien vivre sa vie comme elle l’entend : « I’m sick of the faking, the using, the taking / The people calling me obscene / You hate me, you love me, you just wanna touch me / I’m only trying to get some peace / So let me do me ». 

« D.R.E.A.M », acronyme qui cache la mention « Drugs Rule Everything Around Me », se présente comme un morceau en deux temps. D’un côté, une mélodie très aérienne, dotée de quelques notes RnB, qui laisse la part belle à la mélancolie de la chanteuse, qui laisserait échapper quelques regrets sur ce mode de vie à 100 à l’heure. Une ambiance semi-vintage qui s’explique aussi par l’utilisation d’un sample de « C.R.E.A.M » du Wu-Tang Clan. Un clin d’œil qui ne doit rien au hasard puisque c’est d’ailleurs Ghostface Killah, l’un des membres du collectif américain, qui vient conclure le morceau à coup de punchline et d’un rap bien pesé. Un beat puissant qui sert également d’introduction au prochain morceau.

Sur « Cattitude », Miley Cyrus fait ressortir toute l’attitude Drag qui se cache en elle. Accompagné de LA référence drag-queen, RuPaul, la chanteuse assure pleinement sa « bad attitude » sur un rythme effréné où les batteries s’enflamment. Elle s’inspire des codes du milieu avec une mélodie qui s’insère parfaitement dans l’univers du voguing et des plus grandes soirées drag. Miley s’essaye même au rap et au hip-hop avec cette ambiance urbaine. Une expérience musicale à ne pas manquer et qui n’est pas sans nous rappeler le terrible « 4×4 » présent sur « Bangerz ».

Pour ce prochain titre, Miley Cyrus fait une nouvelle fois appel à Mike WiLL Made-It. Proche de la scène urbaine, l’artiste s’entoure également de Swae Lee pour l’accompagner sur ce morceau. Tout en nuances et doté d’une ambiance feel-good, « Party Up The Street » brille par sa simplicité et sa capacité à nous capter sans forcer. La dualité entre les voix des deux chanteurs vient également donner de la saveur à ce titre.

Dernier morceau de cet EP, « The Most », produit par Mark Ronson. Loin de l’univers rap/RnB que la chanteuse avait installé avec les premiers extrait, on retrouve ici une Miley tout en douceur et amoureuse, mariée depuis peu à l’acteur Liam Hemsworth. Même si le couple a connu des hauts et des bas, ils ont toujours tenu bon, se quittant pour mieux se retrouver. À demi-mot, la chanteuse nous conte une part de leur histoire avec les paroles : « Oh, and even in my darkest days, even in my lowest place / You love me the most / And even when I can’t stay, even when I run away / You love me the most ». Une jolie note romantique pour clôturer ce premier projet.

En définitive, Miley Cyrus nous offre un univers dense à l’inspiration très masculine qui semble lui avoir procuré beaucoup de pouvoir d’après les dires de la jeune artiste. Maintenant, reste à Miley de défendre ces 6 premiers extraits sur scène lors de sa tournée des festivals cet été. En attendant de découvrir la suite du projet, on se replonge avec plaisir dans ce premier épisode !

« She Is Coming » est disponible sur iTunes.