Découvrez le premier album studio du phénomène mondial Billie Eilish

Depuis la sortie de son premier hit, « Ocean Eyes », le phénomène Billie Eilish a bousculé le monde de la pop. En 2017, elle sort un premier EP « don’t smile at me » totalisant plus de 5,1 milliards de streams. Véritable enchanteresse, elle se démarque par des visuels originaux, des textes profonds et un look bien à elle. Un de ces titres, « Bored », a d’ailleurs été sélectionné pour figurer sur la bande originale de la série 13 Reasons Why, ce qui sera également le cas de « Lovely », une collaboration touchante enregistrée aux côtés de Khalid, star montante du RnB.

Depuis, chaque nouveau single est un événement et affole la toile. Ce tout premier album était donc très attendu de son public et des critiques. Un nouvel opus écrit et composé en intégralité avec son frère Finneas, qui l’accompagne depuis ses débuts, dans leur maison d’enfance à Los Angeles. À la simple vue du visuel de « when we all fall asleep where do we go?”, on s’attend déjà à une proposition mature et intrigante. On The Move l’a décortiqué pour vous !

« !!!!!!! » : oui, c’est bel et bien le tout premier titre de ce premier album studio. Il s’agit d’un enregistrement de trois phrases capturées sur l’instant présent, suivies de rires. Loin d’un discours solennel d’introduction, on entend simplement Billie mentionner sa gouttière dentaire qui semble l’ennuyer, et clamer avec joie « I have taken out my Invisalign and this is the album ». 13 secondes qui surprennent mais ne nous étonnent pas quand on sait que la jeune chanteuse n’est pas du genre à suivre les codes.

« bad guy » se distingue ensuite par un instrumental très présent, rattrapé par des claps après le premier refrain et marqué par un rythme saccadé. Un interlude bourdonnant vient contraster avec le parlé et les chuchotements de Billie qui décrit alors le caractère difficile de son compagnon mais aussi le sien. La jeune artiste savait depuis le début que « bad guy » introduirait son premier album. D’ailleurs, puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le clip de « bad guy » vient de faire son arrivée sur sa chaîne YouTube.

Nous découvrons alors « xanny » faisant implicitement référence au Xanax, médicament utilisé pour l’anxiété mais aussi en tant que drogue. Sur une production beaucoup plus épurée, les couplets viennent mettre en relief la douce voix de Billie et contrastent avec les basses puissantes du refrain qui ajoutent une ambiance pesante au morceau. « xanny » se clôture sur un silence inquiétant mêlé à des harmonies acapella, une atmosphère qui correspond bien à la gravité du thème abordé. Là encore Billie a dès le début souhaité que ce morceau succède à « bad guy ».

Vient ensuite « you should see me in a crown» qui n’est autre que le premier single de l’album, sorti l’été dernier. Le titre, directement tiré d’une réplique d’un épisode de Sherlock, est entièrement basé sur le sentiment de pouvoir. Un morceau tranchant dont le clip en a effrayé plus d’un. En effet, Billie a déjà expliqué que plusieurs de ses titres seraient reliés à des peurs récurrentes. On la trouve alors accompagnée d’une dizaine d’araignées. Arachnophobes s’abstenir !

« all good girls go to hell» lui fait suite, s’ouvrant sur des sons de cloches. L’instrumental se rapproche aussi du son de l’orgue, faisant directement allusion aux paroles au caractère religieux. On remarque également un rythme plus régulier que les morceaux précédents.

« wish you were gay » est selon elle la « chanson égoïste » de l’album. En effet, ce titre vient d’une histoire vécue : très attachée à un garçon qui ne l’aimait pas en retour, Billie souhaitait avoir une explication concrète. Sorti au début du mois, le single a déjà conquis son public, tout comme son prédécesseur et successeur dans l’album « when the party’s over », sorti en automne. D’une douceur enivrante, la chanson est pourtant porteuse d’une certain colère que l’on peut d’ailleurs ressentir dans le clip qui cumule près de 185 millions de vues sur YouTube.

Commence ensuite « 8 », qui est en fait une version studio de « see-through » qui n’avait jamais officiellement été enregistrée. Sur une mélodie au ukulélé, une voix enfantine alterne avec la voix plus mature de Billie, le tout donnant un morceau très léger. Une douceur qui contraste nettement avec d’autres titres plus sombres et la pochette de l’album.

Enchaînons avec « my strange addiction » dont le titre est inspiré de My Strange Addiction, une série documentaire abordant des addictions inhabituelles. Billie évolue alors sur une production électronique dans laquelle des extraits de The Office viennent s’immiscer à notre grande surprise.

Nous retrouvons ensuite « bury a friend », un single sorti en janvier et écrit du point de vue du monstre qui se cacherait sous son lit : « J’avoue également être ce monstre car je suis ma propre pire ennemie. Je pourrais aussi être le monstre en dessous de votre lit ». Le titre se clôture sur le nom de l’album « when we all fall asleep where do we go ? » et le rappeur Crooks y fait également quelques interventions. Des sonorités futuristes sont une nouvelle fois mariées à un rythme saccadé voire robotique. De plus, la chanson ne respecte pas la structure habituelle, ce qui donne une impression de flou inquiétant. Un univers parfaitement retranscrit dans le clip qui s’approche à grands pas des 100 millions de vues et qui a d’ailleurs été conservé pour l’album

« L’album a pris tout son sens quand on a composé “bury a friend”. J’ai alors compris où je voulais aller, quel serait l’univers visuel et la perception que je voulais que les gens aient. »

« ilomilo » fait ensuite référence au nom d’un puzzle et renvoie, comme « you should see me in a crown », à une nouvelle peur : celle de la séparation. Le titre présente une atmosphère lunaire et pourrait par moments faire penser à une berceuse assez sombre.

Lui succède « before i go ». Ce morceau, plus mélancolique que les autres, évoque le suicide. On y retrouve une mélodie mature et obscure marquée par la forte présence d’un piano, chose assez rare sur l’album. Des bourdonnements retentissent tout de même à la fin et la chanson s’achève sur une sirène d’ambulance. Billie Eilish a alors tenu à préciser : « tu n’es pas obligé de vivre quelque chose pour en faire une chanson ». Même si elle reste très ouverte à propos de la dépression, le titre montre ce qui pourrait, dans le pire des cas, en découler.

La douce ballade acoustique « i love you » vient ensuite nous bercer de ses belles harmonies mêlant les voix de Billie et de son frère Finneas. Le titre évoque une relation compliquée et se distingue par un refrain très aérien qui sublime à la perfection la voix de la jeune chanteuse.

Pour clôturer l’album, nous retrouvons « goodbye ». 1 minute et 59 secondes qui réunissent les paroles de chacun des titres figurant sur la tracklist. On retrouve par exemple « Don’t you know I’m no good for you” du single “When The Party’s Over” ou encore “What is it about them?” de “xanny”. Les trois dernières chansons forment d’ailleurs une suite logique : une jolie conclusion qui couronne un premier album studio plus que réussi dans lequel les titres se suivent et ne se ressemblent pas !

Après avoir rempli la Cigale de Paris au mois dernier, Billie Eilish se produira, à seulement 17 ans, au célèbre festival de Coachella les 13 et 20 avril prochains!

« When we all fall asleep where do we go? » est disponible en téléchargement sur iTunes.