L’équipe d’On The Move vous dresse sa playlist de lover !

Il n’est pas nécessaire de nous le répéter… La Saint-Valentin est une fête commerciale dont on n’a pas besoin pour s’aimer ! Certes, mais en ces temps de troubles, on ne crache pas non plus sur un jour un tout petit peu plus tendre que les autres. Alors à la rédaction, on s’est dit qu’on allait marquer le coup en vous rassemblant nos chansons d’amour préférées. Comme on est pas prétentieux au point de classer les nombreux chefs d’oeuvre du genre, exit l’énième top des « meilleurs » titres. Ici, vous trouverez plutôt une sélection absolument subjective, laissant transparaître les mille nuances de l’amour : du plus fantasmé au plus torturé, du plus cheesy au plus torride. Enjoy !

Celle que l’on écoutait il y a 10 ans : Jonas Brothers – When You Look Me In The Eyes

Ne faites pas comme si vous ne mangiez pas de ce pain là… 2007-2008, âge d’or des Jonas Brothers à l’époque de leur premier album éponyme. Figures phares de l’écurie Disney, les trois frères Joe, Nick et Kevin faisaient fondre nos cœurs adolescents avec « When You Look Me In The Eyes ». On ne vous croira pas si vous nous dites que vous n’avez jamais donné tous vos poumons sur les lignes :  « I start to realize / I can reach my tomorrow / I can hold my head high / And it’s all because you’re by my side » !

Celle que l’on écoutait il y a 15 ans : McFly – All About You

Quelques années auparavant, en 2005, ceux que l’on peut considérer à leur manière comme les grands frères des Jonas Brothers nous servaient l’irrésistible « All About You ». Tom Fletcher, Danny Jones, Dougie Poynter et Harry Judd délivrent un hymne frais, adorable avec un petit côté Beach Boys qui traverse véritablement le temps ! Le clip a sans doute mal vieilli mais pas la chanson, qui reste un incontournable de la discographie de la formation britannique à succès.

La douce : Paramore – The Only Exception

L’atout tendresse de cette playlist. En 2009, sur l’album « Brand New Eyes », le groupe américain Paramore contrebalance sa tracklist pêchue avec ce morceau aussi délicat qu’une berceuse. Et que ce soit avec l’énergie rock qui les caractérise ou avec plus de retenue et de nuances, la voix d’Hayley Williams fait toujours merveille !

La sucrée : Angèle – Nombreux

Dans la collection de titres malicieux de la belle Angèle, « Nombreux » est une ballade bourrée de bons sentiments adressée à son cher et tendre, le danseur, chorégraphe et entrepreneur Léo Walk. C’est léger, gracieux, envoûtant… Tout pour nous faire adhérer à une déclaration bien authentique mais pas impudique ! Et on craque devant l’ambiguïté de la phrase « La route sera pleine de crises / Les hauts les bas, ça nous passera » que certains internautes retranscrivent de la sorte : « La route sera pleine de crises / Léo les bas, ça nous passera ».

La sous-estimée : Ed Sheeran – Tenerife Sea

Sorry not sorry mais on a pas peur de vous dire qu’on troquerait 1000 fois « Thinking Out Loud » ou « Perfect » contre « Tenerife Sea ». La plume y est plus complexe et la mélodie plus contrastée. Sans parler de ce pont magistral sur « Lumiere, darling / Lumiere over me »  ! Autre option possible (dans un registre « amour naissant »): « Kiss Me » sur l’album « + »… Vous l’aurez compris, on est vraiment pas tombés d’accord avec les choix de singles d’Ed Sheeran !

La subtile : Bastille – The Anchor

Sur « Wild World » – le dernier album en date du quatuor britannique – se cache une jolie pépite en place 19. Dans « The Anchor », le champ lexical de l’amour est troqué contre celui de la mer pour faire de l’être aimé un phare, une ancre immuable : « You are the light that is blinding me / You’re the anchor that I tied to my brain / ‘Cause when it feels like I’m lost at sea / You’re the song I sing again and again ». La métaphore est bien choisie et prend encore plus de sens lorsque se déchaînent des vagues de cuivre au moment du bridge. On vous laisse apprécier !

L’intime (et courageuse) : Sam Smith – HIM

Cette somptueuse ballade de Sam Smith sonne plus comme une introspection qu’une déclaration. Tirée de l’album « The Thrill Of It All », « HIM » aborde ouvertement l’homosexualité du chanteur et ce, au regard de la religion. S’adressant directement à Dieu, il chante : « I walk the streets of Mississippi / I hold my lover by the hand / I feel you staring when he is with me / How can I make you understand? » Par ce texte poignant, Sam Smith en appelle à réconcilier l’irréconciliable : son homosexualité et sa spiritualité. Dans un monde où les deux ne semblent pas (encore) compatibles, Sam Smith ne veut renoncer ni à l’une ni à l’autre et faire triompher l’amour et le respect. Un message puissant porté par une mélodie qui ne l’est pas moins!

L’élégante et torride à la fois : The Weeknd feat. Daft Punk – I Feel It Coming

À mi-chemin entre la soul incandescente de The Weeknd et le disco version Daft Punk de l’ère « Random Access Memories », « I Feel It Coming » est un hit incontestable dont la mesure fait toute la force. Le sexe est bien au cœur du morceau mais tout ce dont il est question est de prendre son temps… Suggérer plutôt qu’exposer. Le prodige canadien ménage son effet et le titre dégouline de désir ! On vous conseille aussi d’écouter la version française de Juliette Armanet, dont la transposition dans la langue de Molière rend l’ensemble encore plus ardent !

La brûlante : Oscar And The Wolf – Fever

Étourdissant et magnétique ce titre d’Oscar and The Wolf ! À l’écoute, c’est tout un imaginaire qui se dessine devant nos yeux. Des couleurs, des odeurs, l’euphorie d’une soirée, la langueur des corps… Une multitude de sensations cristallisées dans ce bijou pop éthéré : « So let me be your shadow / Let me be the only one / You give me fever, cold fever, like no one ». Le sentimental et le charnel s’entremêlent et la fièvre n’a certainement pas fini de monter !

La réaliste : Shawn Mendes – Perfectly Wrong

Dans une relation amoureuse, tout n’est pas uniquement bonheur et abnégation ! Et Shawn Mendes l’a bien compris… Avec « Perfectly Wrong », l’artiste exprime l’idée qu’une seule et unique personne puisse être la plus bénéfique comme la plus toxique. Des forces antagonistes s’opposent dans ce titre : une lettre ambiguë dont on ne sait pas si elle est une déclaration ou une annonce de séparation. Le chanteur canadien touche ici du doigt la complexité des sentiments humains. C’est aussi ça l’amour !

L’engagée : Zak Abel feat. Saweetie – You Come First

Toute l’intelligence de ce morceau réside dans son double sens. Comprenez par « You come first », « Tu es ma priorité » mais aussi « Tu jouis la première ». Le dernier single en date de Zak Abel oscille donc finement entre la galanterie et le fantasme sexuel. Au-delà de l’espièglerie, on adore l’engagement que prend l’artiste britannique en mettant les femmes au premier plan. Pour une fois, elles ne sont associées ni à une amoureuse transie ni à une partenaire soumise. Et même si Zak Abel nous a lui-même soutenu le contraire, on a bien envie d’y voir une petite touche de féminisme. Le tout est épicé par le flow irréprochable de la voluptueuse Saweetie. Par les temps qui courent, ce genre de titre est bienvenu !

Celle dont on aimerait qu’elle ait été écrite pour nous : Dermot Kennedy – Power Over Me

Notre choix d’intégrer « Power Over Me » réside très clairement dans les qualités d’écriture de Dermot Kennedy. Avec ce single dévoilé fin 2018, la sensation irlandaise remet le couvert avec un texte des plus saisissants : « You’ve got that power over me / Everything I hold dear resides in those eyes / You’ve got that power over me / The only one I know, the only one on my mind ». Sa voix puissante à vous tordre le ventre porte le titre vers des sommets émotionnels. Et honnêtement, entendre quelqu’un vous dire : « Call and I’ll rush out / All out of breath now », est-ce-que ça ne vous flatterait pas au moins un peu ?

Celle qui nous arrache le cœur : Amber Run – Amen

Préparez-vous à pleurer, beaucoup… Le trio indie-rock Amber Run livre avec « Amen » un titre à la fois très personnel et indubitablement universel. Une prière mise en chanson, dans laquelle il est question de la perte d’un être cher au moment où la douleur est la plus vive, où se mêlent les sentiments d’injustice et de désarroi. La phrase « There’s plenty of women, there’s drink and there’s drugs / But we both know that won’t be enough » situe le morceau dans un rapport de couple mais la chanson finit par résonner beaucoup plus largement. Et le spectre vocal de Joshua Keogh sublime ces mots, aussi douloureux que cathartiques.

L’intemporelle : Elvis Presley – Can’t Help Falling In Love

« Take my hand, take my whole life too / For I can’t help falling in love with you » : vous connaissez cette ritournelle par cœur. Le regretté King l’a interprété pour la première fois en 1961 et depuis, les reprises sont légions. À celles des légendes Céline Dion ou Bruce Springsteen, on préfère la réinterprétation des Twenty One Pilots. Dans le clip, Tyler Joseph, s’accompagnant au ukulélé, invite des fans à se joindre au morceau. Un poème intemporel !

L’incontournable : Jacques Brel – Quand on n’a que l’amour

On ne pouvait décemment se passer du maestro Brel dans cette sélection. Personne ne s’opposera à dire que sa plume et son interprétation tiennent du génie et que ses chansons comptent parmi les plus iconiques du répertoire français. Ceci étant dit, il ne nous reste qu’à vous laisser écouter une énième fois cette ode à l’amour en rimes embrassés, et son final en apothéose !

L’épique : Woodkid – Conquest Of Spaces

On vous l’accorde, celle-ci n’est pas la plus évidente. On s’est surtout permis de l’intégrer pour sa mélodie grandiloquente, taillée pour le cinéma fantastique. Avec ses mille talents (auteur-compositeur-interprète, réalisateur, musicien, graphiste), Yoann Lemoine excelle dans l’exercice. Puis on se dit quand même que « I’m ready to start the conquest of spaces / Expanding between you and me », c’est une promesse sacrément audacieuse faite à l’être aimé !

L’entêtante : Nat King Cole – L.O.V.E.

On évacue tout ce que l’amour a de compliqué et on revient à ce que l’on préfère : sa légèreté ! Et pour cela, rien de mieux qu’un standard du jazz. En 1964, dans « L.O.V.E. », Nat King Cole nous épelle toutes les qualités de sa dulcinée et tous les bienfaits du sentiment amoureux. Un hymne d’autant plus important qu’il a été enregistré lors de la dernière session que l’artiste ait réalisé en studio, avant de mourir. Un classique brillamment réactualisé en 2007 par la chanteuse soul Joss Stone.

L’idéaliste : Grover Washington, Jr. et Bill Withers – Just The Two Of Us

Dans cet autre classique – datant de 1981 et versant davantage dans la soul et le R&B, il est question de gouttes de cristal, de soleil, d’arc-en-ciel, de châteaux dans le ciel et d’un couple, seul au monde et éperdument amoureux. On se prend à rêver, emportés par la mélodie chaloupée et les voix chaudes de Grover Washington Jr et Bill Withers… et franchement ça fait du bien !

La fleur-bleue (mais irrésistible) : John Legend – All Of Me

On vous le donne en mille. Toutes les personnes interrogées pour contribuer à cette sélection ont fini par citer « All Of Me ». Consensus absolu autour du titre de John Legend dédié à sa femme Chrissy Teigen, dont le succès a été immense dans les charts. « All of me / Loves all of you / Love your curves and all your edges / All your perfect imperfections / Give your all to me / I’ll give my all to you / You’re my end and my beginning / Even when I lose I’m winning » : c’est somptueux mais on est à deux doigts de dire que ça n’existe que dans les films un tel abandon…

Le plaisir coupable : Tony Parker – Premier Love

On assume à 100% ! Personne n’ignore que le joueur de basket professionnel s’est essayé à la chanson dans les années 2000. La qualité des textes et des instrumentales est discutable mais tous les ingrédients de l’époque étaient réunis pour que cela finisse en succès. Et ça n’a pas manqué, donc on replonge dans notre playlist de 2007 avec un plaisir non dissimulé. C’est mielleux, faussement torturé, génialement naze donc incontournable !

BONUS / Celle qui s’annonce comme une chanson d’amour mais qui n’en est pas une : Zak Abel – Love Song

Avec « Love Song », Zak Abel nous trompe clairement sur la marchandise. Son morceau n’a rien de la déclaration d’amour mais est essentiellement un pied de nez à une ex-partenaire qui l’aurait fait marcher. Qui sème le vent récolte la tempête : « This ain’t nothing like a love song, baby / Just because I let you drive me crazy / You probably thinking it’s your love song, baby ». La sensation britannique nous a en revanche confié que la véritable « Love Song » qu’il aurait aimé avoir écrit lui-même, c’est celle d’Elton John parue en 1970 sur l’album « Tumbleweed Connection ». Voilà qui est dit !

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Au lieu de célébrer l’amour mercantile, profitez de cette journée pour dire « Je t’aime » à qui bon vous semble. On compte sur vous pour contrer la bêtise crasse et se joindre à la « ligue du LOVE ».

Très belle Saint-Valentin à tous, et en musique !