La jeune Julia Michaels nous dévoile un nouveau pan de son univers avec « Inner Monologue Part 1 »

Julia Michaels, c’est avant tout la success story d’une jeune artiste prometteuse. En 2017, la chanteuse explose avec la sortie de son premier single « Issues », une petite pépite pop. Propulsée sur le devant de la scène, Julia Michaels en profite pour nous proposer dans la foulée « Huh-Huh » et un premier EP « Nervous System ». 

Interprète de talent, la chanteuse s’est avant tout fait connaître en composant de nombreux tubes pour des stars internationales : « Hands To Myself » pour Selena Gomez, « Sorry » de Justin Bieber ou encore « Poison » pour Rita Ora. Un beau palmarès qu’elle met aujourd’hui à profit pour sa carrière personnelle.

Aujourd’hui, avant de confirmer une dernière fois son talent avec la sortie de son premier album, Julia Michaels nous offre un ultime concentré de ce qu’elle sait faire de mieux avec « Inner Monologue Part 1″, un EP plein de surprises.

L’EP, composé de 6 titres, s’ouvre d’abord avec « Anxiety », qui affiche déjà une belle collaboration. Après avoir bénéficié des talents d’auteur de l’artiste, Selena Gomez s’invite cette fois sur un de ses titres. Comme une jolie ritournelle, la mélodie acoustique, accompagnée d’une simple guitare et de quelques accords, souligne les voix doucement boudeuses et en toute simplicité des deux chanteuses. Un morceau sans fioritures et sans grandes démonstrations qui nous invite doucement à entrer dans cet univers particulier, mêlant à la perfection les inspirations de Selena et Julia sur un sujet qui leur tient à coeur.

« C’est la chanson qui correspondait le mieux à nos deux univers, car c’est un thème qui nous concerne toutes les deux. Nous en avions déjà parlé ensemble et nous aimions l’idée de mettre en musique notre relation avec l’anxiété. Nous ne parlons pas d’hommes et de choses typiques pour un duo féminin. On ne cherche pas à révolutionner le monde, mais on souhaite faire passer le message que d’avoir de l’anxiété n’est pas une chose grave. »

Place cette fois à un tempo upbeat et à une mélodie qui joue sur les contrastes avec « Into You ». Le rythme prend même les paroles au pied de la lettre en prenant une vitesse effrénée lorsque Julia chante « So i don’t run right into you / Even though that’s what i wanna do ». Multipliant les ruptures, des sonorités très aériennes viennent faire écho à la voix de la chanteuse avant de laisser place à des silences et de repartir sur des notes plus profondes. Tout un programme qui ne fait que ravir nos oreilles !

Avec « Happy », Julia Michaels revient aux compositions qui ont fait décoller sa carrière. Il y a de la profondeur et on ne peut s’empêcher de ressentir la détresse de la chanteuse sur le pré-refrain, qui laisse ensuite exploser la mélodie et sa voix sur le refrain. Une colère à vif qui vient ici nourrir son art et la pousser dans ses retranchements. En tout cas, l’honnêteté laisse place à un titre de haute qualité !

De la rage à l’amour il n’y a qu’un pas. Sur « Deep », Julia se joue de nous en multipliant les changements de rythmes et en faisant se succéder plusieurs sonorités et genres. De la ballade piano-voix à la modernité des sons electro et à un pur produit pop, le titre nous emporte dans un tourbillon musical et parvient à nous étourdir en quelques notes. Qu’à cela ne tienne, puisque la chanteuse nous offre une véritable déclaration d’amour : « Somebody left me feeling empty / And somebody ripped me at the seams / But you’re bringing back all my feelings / I’m deep divin’ into your emotions ».

Comme une jolie parenthèse, « Apple » nous rappelle les jours simples et ensoleillés de l’été, tout en gardant une part d’ombre. Constante, la mélodie ne fait pas de vagues mais ne résiste tout de même pas à quelques changements internes pour créer cet univers léger et presque enfantin et naïf.

Enfin, « Inner Monologue Part 1 » se referme avec un duo déjà bien connu puisque Julia s’accompagne cette fois-ci de Niall Horan pour « What A Time ». Après la publication de son premier album solo, « Flicker », l’irlandais avait invité la jeune chanteuse sur sa tournée. Ensemble, ils avaient travaillé sur plusieurs titres dont le tout récent « What A Time ». Ici, on ressent bien l’inspiration du chanteur avec une guitare qui n’est pas sans nous rappeler les sonorités présentes sur son opus, et plus particulièrement « The Tide ». En somme, on reste sur une mélodie simple qui prend de l’ampleur et devient de plus en plus fournie au fur et à mesure de l’écoute, pour ensuite s’envelopper d’une douceur particulière qui vient réchauffer les voix des deux artistes. A la fin du titre, on en viendrait presque à se dire qu’il était trop court !

Avec « Inner Monologue Part 1 », Julia Michaels parvient à nous dévoiler une nouvelle page de son histoire et à nous charmer de la plus simple des manières : en chanson. Pas besoin de grandes démonstrations, quelques notes bien pensées et choisies suffisent à faire opérer la magie ! En attendant la deuxième partie de cet EP, on se replonge avec douceur dans l’écoute !

« Inner Monologue Part 1 » est disponible sur Itunes.