RENCONTRE AVEC LE RAPPEUR – ET MAINTENANT CHANTEUR – AUX MULTIPLES INFLUENCES, JEZ DIOR !

Basé à Los Angeles, Jez Dior fait son entrée sur la scène musicale en 2012 avec « Candles ». Six ans plus tard, il revient avec une multitude de nouveaux titres et une première partie sur la tournée de Chance the Rapper, décidément prêt à nous en dévoiler davantage. Jez Dior a pris le temps de revenir avec nous, et en détails, sur son prochain album et de faire le point sur la façon dont les choses ont vraiment commencé… Rencontre.

© Jonathan Benbaruk for On The Move

On The Move : Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, comment as-tu commencé dans la musique ?

Jez Dior : J’ai fait mes débuts dans la musique à environ 11 ou 12 ans. Quand j’ai entendu Eminem pour la première fois, tout a changé pour moi, ça m’a beaucoup inspiré et je me suis beaucoup identifié à lui. Ça a vraiment été une révélation !

On The Move : Quel album exactement ?

Jez Dior : En réalité, j’étais un peu en retard. Mon cousin m’a donné « The Eminem Show ». Avant, je n’écoutais que du rock’n’ roll et des artistes que mes parents écoutaient. J’adorais aussi Blink-182 à l’époque. Mais quand j’ai entendu Eminem, ça a tout changé. Après « The Eminem Show », j’ai écouté tous ses anciens albums et j’en suis tombé amoureux.

On The Move : Qu’as-tu pensé de son nouvel album « Kamikaze » ?

Jez Dior : Il y a des parties que j’ai adoré et d’autres que j’ai moins aimé. Evidemment, puisque je suis un grand fan d’Eminem, j’espère toujours retrouver l’ancien Em, ce qui ne semble jamais vraiment arriver, mais au moins il n’a pas usé de toutes ces voix bizarres cette fois-ci. Il est en quelque sorte revenu aux basiques, alors c’était sympa d’entendre ça.

On The Move : Tu as sorti plusieurs singles au même moment cette année. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Jez Dior : C’était sympa de sortir ces trois chansons en même temps… Ça m’a permis de montrer ce sur quoi je travaillais l’an dernier et de faire voir aux gens que je ne suis pas resté à rien faire, que je suis capable de sortir trois chansons à la fois. C’est une nouvelle ère pour moi. Je chante plus souvent et c’est quelque chose que je n’ai pas fait dans le passé. C’est comme un renouveau pour moi, pour montrer que j’ai perfectionné mes compétences, que j’ai travaillé dur et que j’ai changé un peu mon son.

On The Move : En parlant de chant, on peut t’entendre chanter tout au long de ton titre « Cocaine ». As-tu appréhendé sa sortie ?

Jez Dior : Oui beaucoup. De toutes les chansons que j’ai écrites ou enregistrées de ma vie, c’est l’une de mes préférées. J’étais très excité de pouvoir la sortir. C’est la première chanson que j’ai jamais sortie où je ne fais que chanter et pas rapper. Alors oui, j’étais vraiment stressé de voir la réaction du public, mais tout le monde l’a aimée jusqu’à présent.

On The Move : Est-ce qu’on peut s’attendre à d’autres chansons dans le même esprit ?

Jez Dior : Oui ! Il y a d’autres morceaux sur mon album où je ne fais que chanter et où il n’y a pas de rap. Puis il y en a qui sont des mélanges et d’autres où c’est seulement du rap.

On The Move : Peux-tu nous parler de ce nouvel album sur lequel tu travailles ? Est-ce que tu as déjà un titre ?

Jez Dior : Il y a quelques titres auxquels je pense, mais rien de sûr pour l’instant, donc je ne peux encore rien dire. Ce nouvel album, je le vois comme l’occasion de raconter l’histoire des 26 premières années de ma vie. C’est vraiment personnel et ça me tient à cœur. Et il y en a pour tous les goûts. C’est super éclectique et il y a des éléments rock, du hip-hop bien sûr, de l’alternatif. Il y en a pour tout le monde, alors je suis excité.

On The Move : Il y a quelques mois, tu as sorti «Nobody Knows» en featuring avec Jackson Guthy. Peux-tu nous en dire plus ? Tu prévois de sortir d’autres collaborations dans le futur ou simplement un projet centré sur ton propre son ?

Jez Dior : Je pense qu’au départ pour cet album, comme je l’ai dit, c’est mon histoire, donc j’ai été très pointilleux en ce qui concerne les personnes présentes sur ce disque. Ce sont donc surtout mes amis et des proches qui connaissent mon histoire. Il se trouve que Jack est sur une autre chanson de l’album. « Nobody Knows » s’est formée de façon très organique. C’est drôle parce que mon pote Chris, qui a produit la chanson, m’a invité chez Jackson. Et il m’a dit : « Je pense que vous vous entendriez bien ». On ne s’était jamais rencontrés auparavant mais il m’a dit : « Tu devrais passer ». Et au bout d’une heure et demie, on faisait la chanson pour la première fois, ça s’est passé très rapidement. On a juste bien accroché. C’est là que tout a commencé. C’est mon pote.

On The Move : Y a-t-il une chanson de laquelle tu te sens plus proche que les autres ?

Jez Dior : « Cocaine » je pense, juste parce que les paroles sont très personnelles et que c’est une chanson spéciale. J’étais vraiment angoissé de la sortir, c’est la première chanson où je ne fais que chanter. Je pense que c’est un peu comme une chanson qui marque un tournant pour moi. J’ai dû travailler pour y arriver parce que je n’ai jamais été chanteur avant cette chanson. Je pense que cela m’a ouvert à un tout nouveau monde.

On The Move : On va donc parler un peu de tes nouveaux morceaux et tu vas nous dire quelles inspirations se cachent derrière. Qu’en est-il de « Kiss You Good », par exemple ?

Jez Dior : Allons-y ! « Kiss You Good » est une chanson sur les épreuves et les difficultés que l’on peut rencontrer dans une relation. Je sortais d’une relation longue et tumultueuse. Avec mon style de vie, c’est définitivement plus difficile d’être en couple et que ça dure. C’est donc tout simplement à propos de ça et du fait de vouloir être la meilleure personne que vous pouvez être, mais parfois de ne pas pouvoir l’être.

On The Move : Tu nous as déjà parlé de « Cocaine ». « Come and Go » ?

Jez Dior : « Come and Go » est essentiellement une chanson sur mon enfance et sur le fait que j’ai grandi avec et sans mon père parce qu’il est parti à peu près au même moment où j’ai découvert « The Eminem Show ». Il est parti quand j’avais 11 ou 12 ans, et la chanson parle de ça, de ma relation avec lui et de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui.

On The Move : Votre relation a-t-elle évolué ?

Jez Dior : Je ne l’ai pas vu pendant presque 10 ans et maintenant, nous sommes en train de repartir à zéro et notre relation s’est beaucoup améliorée depuis.

On The Move : Tu as fini une tournée et tu as joué au Roxy à Los Angeles. Comment c’était ?

Jez Dior : C’était super. Ma ville natale. C’est très agréable de pouvoir passer les deux derniers jours à la maison et de pouvoir dormir dans son propre lit, c’est toujours sympa après être parti si longtemps.

On The Move : Que préfères-tu ? Les enregistrements ou la tournée ?

Jez Dior : C’est drôle parce que quand j’enregistre et que je suis en studio, je me dis toujours : « Oh mon Dieu, j’ai hâte de jouer cette chanson en live ». Et puis quand je suis en tournée, je me dis toujours : « C’est tellement inspirant. J’ai hâte de retourner en studio et d’écrire de nouvelles chansons à jouer en live ». C’est toujours un aller-retour. J’aime les deux. C’est un peu difficile de trancher. C’est tellement différent. Je pense que c’est bien de faire moitié-moitié. C’est toujours agréable d’être en tournée. On peut visiter les villes, voir les gens qui écoutent notre musique et rencontrer ceux que notre musique a inspirés ou influencés. C’est toujours amusant.

On The Move : Si je venais avec toi en studio, à quoi ressemblerait ta journée et ton processus d’écriture ?

Jez Dior : C’est différent selon les personnes avec qui je travaille. Mais typiquement pour cet album, j’ai travaillé avec des gens dont je suis très proche. En gros, mes frères, mes amis. J’ai travaillé avec eux. Une journée typique serait de retrouver mon pote Chris Wallace, qui a produit la majeure partie de mon album et de discuter un peu. Parler de ce qui se passe dans nos vies. Ce qui se passe dans ma vie ou ce que j’ai envie d’écrire sur cette journée. Quel genre d’ambiance je recherche. Il irait chercher sa guitare. Et ça partirait de là. On va où la guitare nous mène et on voit où va le rythme. On pose le rythme et je commence à écrire sur ce qu’on a fait ce jour-là.

On The Move : Ta musique est très éclectique et on ne peut pas te classer dans un seul genre. D’où viennent ces différentes inspirations ?

Jez Dior : Je pense que tu as tout à fait raison ! Je ne voudrais jamais être mis dans une case. Je me sens évidemment toujours très inspiré par les vieux sons d’Eminem qui m’ont aidé à grandir tout au long de ma vie. Et puis, il y a des morceaux que mes parents écoutaient quand j’étais plus jeune, comme Oasis qui est mon groupe préféré. Je les écoute tous les jours et j’écoute les solos de Liam Gallagher. J’écoute toujours Blink-182, mais j’écoute aussi Lil Baby et Gunna, tous ces nouveaux rappeurs, Travis Scott. C’est un peu le reflet de ma musique. J’écoute toujours de tout. J’écoutais l’album de The Story So Far hier, que mon ami Brian m’a fait découvrir. Un tas de choses différentes, aléatoires. En ce moment par exemple, j’écoute les morceaux de Bradley Cooper dans « A Star is Born » !

L’intégralité du photoshoot avec Jez Dior est à retrouver dans notre dernier On The Move Magazine ! 

Les titres de Jez Dior sont disponible en téléchargement légal.