Les Imagine Dragons continuent sur leur lancée et surprennent leur public avec un nouvel album: « Origins »

Après avoir parcouru le monde à l’occasion de leur dernière tournée internationale « Evolve Tour », les Imagine Dragons nous font le plaisir de sortir leur tout nouvel opus intitulé « Origins ». Ce quatrième album studio s’inscrit dans la lignée de « Night Visions », « Smoke + Mirrors » et « Evolve » qui ont propulsé Dan Reynolds, Wayne Sermon, Daniel Platzman et Ben McKee sur le devant de la scène grâce à des hits tels que « Demons », « Radioactive », « I Bet My Life » ou plus récemment « Believer ».

Les quatre artistes, originaires de Las Vegas dans le Nevada, avaient vite été remarqués par le producteur Alex Da Kid qui a notamment l’habitude de travailler avec des grands noms tels que Rihanna ou Eminem. Depuis, ils forment ensemble une équipe gagnante et ne cessent de collaborer.

Dans une vidéo publiée sur leur chaîne YouTube, le quatuor en révèle davantage sur « Origins » : « Cet album tourne autour de la recherche de nouvelles terres et l’appréciation de nos racines. Quand nous créons, nous créons sans frontières ni règles ». Un état d’esprit que représente parfaitement la couverture de l’album où la nature semble reprendre ses droits sur la civilisation. « Evolve » était plus sombre et minimaliste. « Origins » serait donc selon eux comme sa petite sœur, sa suite logique.

« On ne s’est pas dit « On finit la tournée et on prend une pause » mais plutôt « On finit la tournée et on commence le prochain disque »

Le groupe a su tenir son public en haleine en révélant plusieurs titres au préalable que l’on retrouve avec joie dans la tracklist. Le premier single « Natural » figure alors en tête, très vite suivi du très engagé « Machine », dévoilé la semaine dernière. Enfin, on y trouve également « Zero », extrait de la bande originale de « Ralph 2.0 », un morceau marqué par un contraste entre un texte touchant évoquant le sentiment d’infériorité et un rythme rapide et entraînant.

La chanson « Bad Liar » a, quant à elle, été révélée au début de la semaine et évoque l’année tumultueuse qu’ont traversé Dan Reynolds, lead singer du groupe, et sa femme, Aja Volkman. Tous deux ont écrit cette chanson ensemble sans vraiment savoir qu’ils parlaient d’eux : une ballade on ne peut plus honnête.

Les autres titres de l’album sont de véritables découvertes, à commencer par « Boomerang », qui s’ouvre sur des percussions très présentes et « Cool Out », co-écrit avec Timothy Randolph Edgar, qui avait déjà rejoint les Imagine Dragons sur le titre « I’ll Make It Up To You » sur l’album précédent.

Vient ensuite « West Coast ». Un morceau qui, comme son titre l’indique, s’inspire de sonorités country. Une ballade efficace et romantique que l’on imagine déjà en version acoustique et une instrumentale qui pourrait rappeler « Top Of The World » de leur premier album studio. Le jour de la sortie du single « Machine », Wayne Sermon a d’ailleurs profité d’une interview accordée à Zane Lowe pour en dire davantage sur ce morceau : « Il y a des morceaux tels que “West Coast” et quelques autres qui parlent du sentiment de culpabilité que l’on ressent lorsque l’on ignore les personnes que l’on aime. ».

Par ailleurs, certains titres se détachent avec un style plus électro et des touches de dubstep tels que « Bullet In A Gun », où la voix de Dan Reynolds est par moment robotisée. Le morceau connaît son apogée avec un bridge qui sonne comme un cri de désespoir. On peut d’ailleurs y retrouver des airs de « Thunder » et « Yesterday », ce qui n’est pas étonnant puisqu’encore une fois, les quatre artistes ont travaillé avec leur producteur favori ainsi que Jayzon DeZuzio qui avait participé à ces deux titres sur « Evolve ».

Ces mêmes influences caractérisent aussi « Digital » qui commence par quelques doux accords de guitare acoustique, vite rattrapés par un rythme bourdonnant, et un texte qui s’apparente à celui de « Machine ». Un hymne à la nouvelle génération appelant à la révolution du système : « We don’t wanna change, We just want to change everything ».

La tracklist se poursuit avec « Only », marqué par un refrain aux sonorités fraîches et vintage rappelant The Chainsmokers. Vient ensuite « Stuck » et ses couplets au rythme métronomique accompagnés d’un texte touchant évoquant le regret et les épreuves difficiles que l’on peut parfois traverser.

La chanson « Love » se distingue, elle, par sa puissance et son esprit fédérateur déplorant la violence qui règne actuellement dans le monde. Le quatuor entend alors prôner l’amour qui se fait trop rare avec des paroles criantes de fraternité : « Why can’t you just be my brother, brother? / We don’t have to kill one another ».

Un message d’amour et de positivité que l’on retrouve également dans « Birds », qui avait été dévoilé lors d’une session Q&A sur leur compte Twitter et qui figure parmi les trois chansons supplémentaires de la version Deluxe : « Everything is temporary / everything will slide / Love will never die ».

« Burn Out », un titre vulnérable et rythmé d’un cliquetis qui sonne comme l’appel à l’aide d’un homme qui voudrait qu’on le libère de ses démons. On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à « Demons », un single déterminant dans la carrière des Imagine Dragons.

Enfin, l’album se clôture sur « Real Life » qui fait clairement référence aux attentats qui ont pu avoir lieu ces dernières années et évoque également le caractère dévastateur d’une séparation.

L’album « Origins » se veut moins dark que son prédecesseur mais reste tout de même fidèle à la patte du groupe. Les textes, très personnels et engagés, ainsi que la variété des sonorités en font un album éclectique à écouter sans modération !

L’album « Origins » est disponible en téléchargement sur iTunes.