Rencontre avec Dean Lewis à l’occasion de son concert à la Boule Noire !

Il y a un peu plus d’un an, nous vous présentions cet artiste australien et sa pop-folk mélancolique. Depuis, Dean Lewis a fait du chemin. L’artiste a dévoilé un très beau premier EP « Same Kind Of Different » et son dernier single « Be Alright » compte désormais plus de 100 millions de streams sur Spotify. De passage à Paris pour un concert exceptionnel, Dean Lewis nous a fait l’honneur de s’asseoir avec nous quelques minutes avant son entrée sur scène. L’occasion d’aborder la sortie de son premier album et de discuter de sa passion pour l’écriture.

On The Move : Bonjour Dean, nous sommes très heureux de te retrouver avant ton concert à Paris. Pour ceux qui viennent juste de découvrir ta musique, peux-tu nous dire comment tu as commencé ?

Dean Lewis : J’ai commencé à jouer sérieusement à l’âge de 18 ans. J’ai décidé d’avoir une guitare. Mon père m’avait fait prendre des leçons quand j’étais plus jeune. J’écrivais des chansons dans ma chambre et j’étais obsédé par Oasis. J’étais tombé sur un DVD d’Oasis en live à Manchester et j’étais simplement obsédé par l’écriture des chansons et je regardais toutes les vidéos des Gallagher. Finalement, une chose en entraînant une autre, un de mes amis s’est retrouvé sur un bateau avec un manager. Il lui a fait écouter une de mes chansons et tout a changé pour moi !

On The Move : Ton premier EP « Same Kind Of Different » est un recueil de morceaux honnêtes et vulnérables qui a montré au public qui tu étais. Envisages-tu le même type de son pour ton prochain album ?

Dean Lewis : Le premier EP est toujours différent parce que tu dévoiles quelque chose pour la première fois. C’était mon premier vrai projet. Tu jettes les choses dans le vide en te disant que ça ne marchera pas. Je pense que j’ai un peu affiné mon son, je le connais très bien maintenant. Et je pense que je me suis un peu amélioré en écriture depuis. Mais j’écris toujours des chansons personnelles, à la première personne. J’aime ça, alors il y aura beaucoup de ce que j’ai fait par le passé mais aussi de nouvelles choses.

On The Move : Tu travailles actuellement sur ce premier album, comment cela se passe-t-il ? Est-il bientôt fini ?

Dean Lewis : Les chansons sont toutes écrites. En réalité, il y a presque trop de chansons. J’en ai laissé quelques-unes pour le prochain album (rires). Mais je pense en avoir enregistré 70 ou 80% et je dois enregistrer les deux ou trois dernières chansons. Mais il est difficile de trouver du temps maintenant, car les chansons deviennent plus populaires. Mais oui, c’est presque fini. C’est fait à 80%.

On The Move : Quand est-ce qu’est prévue la sortie ?

Dean Lewis : Ça devait être cette année mais je pense que ce sera au début de l’année prochaine maintenant. Ce qui est un bon problème, je suppose, quand vous avez une chanson qui marche bien, cela te connecte avec les gens et ça repousse tout le reste. Donc ce sera au début de l’année prochaine.

On The Move : Ressens-tu une pression pour finir cet album ?

Dean Lewis :  Non, c’est plus facile maintenant. Quand j’ai sorti « Waves », j’avais déjà « Be Alright ». Je ne l’avais pas encore enregistrée mais je l’avais déjà écrite. Et j’ai toujours eu des chansons prêtes. Je ne sais pas si les chansons sont bonnes mais j’ai déjà enregistré les prochains singles. J’ai toujours eu beaucoup de chance en ce sens que je suis souvent en avance sur là où je dois être. Je pense que si je n’avais pas de chanson qui marche bien actuellement et que je n’avais pas la suivante, je serais très stressé. Mais j’ai la chance d’avoir du temps et d’avoir des chansons d’avance. Donc, la pression n’est pas vraiment là.

On The Move : Qu’est-ce qui t’inspire pour cet album ?

Dean Lewis : C’est inspiré en grande partie par l’amour et les ruptures mais quelques chansons parlent de ne pas être assez bon ou de ne pas se sentir à la hauteur. Il y a beaucoup de thèmes différents. Ce sont tous les petits moments, les petites choses qui me sont arrivées. Parfois, un ami me raconte une histoire folle et je peux mettre ça dans une chanson. D’autre fois, tu peux imaginer une chose et l’emmener dans différentes directions. Néanmoins, la plupart sont inspirées par ma vie, par ce qui peut m’arriver ou arriver à des personnes proches de moi.

On The Move : Est-ce que tes succès précédents, surtout « Be Alright », facilitent la création de nouvelles musiques ou te sens-tu dépassé par les attentes ?

Dean Lewis : Il est plus difficile de créer de nouvelles musiques parce que les meilleures chansons naissent de l’ennui et du fait d’avoir du temps. Maintenant, je remarque que je n’ai pas le temps, ce qui est génial, c’est un honneur d’avoir une chanson qui te connecte aux gens et donc de ne plus avoir de temps. C’est ce que tout artiste veut. Mais ensuite tu te demandes : « oh mon dieu, quand est-ce que je peux écrire des chansons ? » Donc en tournée, je vais dans ma chambre d’hôtel et je note toutes les idées qui me passent par la tête. Puis quand je rentre, je décide de la direction et je passe plus de temps à les développer. Maintenant, il va être difficile de trouver du temps. Mais j’ai beaucoup de chance, j’ai toujours plein d’idées. Alors on verra !

On The Move : Ta musique est brute et poignante. En matière d’écriture, dans quelle mesure tes chansons sont-elles autobiographiques ?

Dean Lewis :  Précisément avec «Be Alright», je raconte que j’ai envoyé un message sur le téléphone de mon ex-petite amie. Et c’était vrai, ça m’est arrivé. Et sur le refrain, je chante que je suis allé chez mon frère. Mon frère aîné Reese sait à chaque fois quoi faire quand quelque chose se passe mal. Donc, après avoir envoyé le message, je suis allé chez lui et il m’a dit que tout irait bien, de supprimer le numéro, qu’il le mettrait dans son téléphone si j’en avais besoin. Puis nous avons bu un verre. J’ai donc mis cela dans une chanson. Mais d’autres éléments comme les cigarettes sur le comptoir est quelque chose qui est arrivé à un de mes amis. Donc, c’est tout le temps, une combinaison de différentes choses.
Cependant, ça commence toujours par une situation réelle. Cela doit être quelque chose que je peux comprendre. Après, «Be Alright» est arrivée il y a trois ans et je l’ai enregistrée il y a six mois. Il est difficile de se sentir aussi concerné par un moment qui s’est passé il y a trois ou cinq ans. Donc, tu associes cela à un nouveau sentiment, à une nouvelle personne ou à une nouvelle relation. C’est aussi très intéressant.

On The Move : Tes morceaux sont présents dans des séries de grande envergure telles que « Suits », « Riverdale », « Greys Anatomy » ou encore « Shadow Hunters », dans quelle série aimerais-tu voir ta musique apparaître ?

Dean Lewis :  J’aimerais entendre ma musique dans « 13 Reasons Why ». Quelqu’un m’a dit que ce serait très bien. J’adorerais la voir dedans. Ce serait cool.

On The Move : Tu as beaucoup tourné dans différentes parties du monde. Est-ce que ta musique est reçue différemment selon le pays où tu joues ?

Dean Lewis :  Globalement, ça a été génial. Et l’Europe a été incroyable. Les foules allemandes étaient folles. Mais chaque public est différent. Certains applaudissent pendant une longue période. D’autres crient, hurlent et chantent. Toujours de manière respectueuse. Mais dans l’ensemble, il s’agit surtout d’établir une connexion avec les gens et jusqu’à présent, ils ont tous l’air très heureux, c’est génial !

«Be Alright» est disponible en téléchargement sur Apple Music.

 

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