Nicki Minaj s’autoproclame reine du rap game avec « Ganja Burn » 

Elle fait danser la terre entière depuis déjà plus de 8 ans. Avec 4 albums à son actif et plusieurs collaborations juteuses avec les plus grand DJ de notre génération, Nicki Minaj a su progressivement s’imposer comme la reine incontestée du rap game et marquer de son empreinte la scène RnB mondiale. Avec des titres coup de poings comme « Starship », « Pound The Alarm », « Anaconda » ou encore « The Night Is Still Young », la rappeuse enchaîne les tubes à tour de bras et se moque de la concurrence.

Si on la disait finie avec la montée en puissance de nouvelles artistes comme Cardi B, Nicki Minaj a su prouver qu’aucune autre ne pouvait rivaliser avec son franc parler et s’est entourée de pointures de l’industrie musicale pour préparer son retour dans le plus grand secret. Eminem, Ariana Grande, The Weeknd, Lil Wayne ou encore Labrinth, ils ont tous répondu présents à l’appel pour apparaître sur « Queen », le nouvel album de la chanteuse.

Si Nicki a choisi « Queen » comme titre d’album, c’est bien pour une fois de plus assurer que, oui, c’est bien elle la reine de la scène rap. Avec un opus aussi long que qualitatif, ce retour sur le devant de la scène symbolise également la consécration pour la rappeuse. Avec toujours autant de flow, Nicki impose cette fois des styles bien différents et s’engage toujours à faire passer des messages à travers ses titres. Entre le puissant « Majesty » en collaboration avec Eminem et Labrinth et le vibrant hommage à Biggie avec « Barbie Dreams », Nicki impose sa vision et infuse ses créations d’une bonne dose de self-confidence.

Après avoir proposé des visuels inspirés de la culture nippone avec « Chun-Li », un premier extrait issu de « Queen », cette fois-ci, Nicki Minaj se métamorphose en reine du désert pour un visuel puissant et travaillé dans les moindres détails. « Ganja Burn », titre d’ouverture du nouvel opus, est un morceau incendiaire et assez singulier dans l’univers de la rappeuse. Infusé de beats dansants et rythmés, inspiré de sonorités orientales, africaines et sud-américaine, le morceau est un melting-pot réussi et une entrée en matière douce et addictive. Pas d’effusion de sons, mais une explosion de saveurs et de rythmes. On le sent, Nicki a voulu se faire plaisir et ne pas se poser de barrière pour cette création.

« Je voulais m’assurer que j’étais en train d’écrire quelque chose qui me parlait, qui inspirerait et captiverait mon audience. Mais surtout, je voulais juste m’amuser de nouveau, je voulais aller en studio et m’amuser sans me préoccuper du reste. J’ai supprimé toutes les formes de réseaux sociaux de mon téléphone, ce fût la décision la plus géniale que j’ai jamais prise. »

Avant d’apparaître à l’écran, la queen nous propose une narration inspirée des plus grandes histoires de l’égypte ancienne : celle d’une reine trahie par ses conseillers, qui décide de se sacrifier elle et son peuple pour finalement devenir poussière. Ce n’est que des années plus tard que la reine renaît de ses cendres et décide d’assouvir sa vengeance en offrant à ses sujets une seconde chance. Une leçon d’humilité et d’espoir sur fond de revanche et de puissance ? Un pur produit signé Nicki Minaj, qui semble faire écho à la rage avec laquelle elle se bat pour s’imposer auprès de ses détracteurs.

S’élevant donc littéralement de la poussière, on retrouve Nicki Minaj dans son plus simple appareil, un air farouche et un désir de vengeance clairement affiché. Au fur et à mesure que la reine reprend en puissance, son armée se réveille et la rejoint avant de mettre le pays à feu et à sang pour récupérer ce qui leur a été pris il y a bien longtemps.  Retrouvant toute sa puissance et son trône, Nicki retrouve également ses apparats majestueux : voile d’or, couronne, bijoux, diamants… Un retour royale et très assumé. Comme le dis si bien Nicki Minaj, « Cause a Queen is what I embody ». 

« Queen » est disponible sur iTunes.