La sensation irlandaise de passage à Paris dans le cadre de son « Flicker World Tour » !

Après le départ de Zayn Malik du groupe en 2015 et l’annonce d’une pause indéterminée début 2016, mille et une questions se posaient quant à l’avenir des membres de One Direction… Et il fallait être audacieux pour parier sur la réussite de cinq carrières solo distinctes ! Et pourtant, c’est exactement le tour de force qu’ont réussi les 5 membres du boys-band le plus influent de sa génération. Alors que Louis Tomlinson engageait un virage rock avec son single « Miss You » en fin d’année dernière, que Liam Payne vient de sortir un titre au potentiel de tube de l’été et que Zayn n’est pas non plus en reste avec le tout récent et langoureux « Let Me », Harry Styles et Niall Horan s’illustrent eux sur les routes du monde avec de brillants lives en ce début 2018.

En Mars dernier, Harry Styles frappait fort sur l’immense scène de l’AccorHotels Arena pour défendre son premier album solo. Quelques semaines plus tard, c’est au tour de l’irlandais de 24 ans, Niall Horan, de s’emparer d’une scène parisienne. L’audience est certes un peu plus modeste, mais le show est mené avec autant d’énergie et la foule en est ressortie tout aussi conquise, on vous l’assure !

© Nazym H pour On The Move / nazymh.com

Notre comparaison entre Niall et ses anciens acolytes s’arrête là, puisqu’elle n’a pas vraiment lieu d’être… Niall Horan se distingue par une douce et pêchue identité folk ainsi qu’une élégante pudeur. Mais Dieu sait qu’il peut y avoir du charme dans la réserve, et le public présent ce soir-là au Zénith en témoigne ! Car avant même que l’artiste ne foule la scène, l’audience est déjà largement acquise à sa cause. La foule n’est pas venue ce soir confirmer son opinion sur Niall Horan mais plutôt lui crier son amour.

Alors quoi de mieux pour commencer -dans une salle déjà suffocante- que le groovy « On The Loose ».  Les fans -que l’on qualifierait eux-mêmes d’on the loose– reprennent déjà les paroles en chœur, et ne cesseront d’accompagner l’artiste pendant tout son set. Un départ enflammé que Niall Horan ne laisse pas s’essouffler en enchaînant avec le catchy « The Tide ».

Entre les chansons, Niall Horan essaime un peu de sa connaissance du français et n’hésite pas à le faire avec espièglerie. Ces « Allez les Bleus ! » lâchés ça et là nous font sourire, et le rendent encore plus accessible et sympathique qu’il ne le paraissait déjà. Une bonne humeur décidément communicative !

Niall Horan poursuit avec plus de douceur sur « This Town », le morceau qui a fait démarré sa carrière solo sur les chapeaux de roues. L’émotion -qu’elle soit ardente ou plus vulnérable- transparaît déjà dans le show, efficace reflet de l’album « Flicker » sorti en Octobre 2017. L’auteur-interprète continue sur cette sensible lancée avec le charmant « Paper Houses » ainsi que « You and Me » où au charme se mêle davantage d’assurance, qui transparaît dans les graves du chanteur.

© Nazym H pour On The Move / nazymh.com

De l’assurance, il en fallait d’ailleurs pour reprendre le « Dancing in the Dark » de Bruce Springsteen. Niall s’y attelle sans prétention mais avec brio ! « You can’t start a fire without a spark » entonne-t-il… Et cette étincelle, l’irlandais l’a définitivement ! Maître de son instrument fétiche et à l’aise pour occuper l’entièreté de la scène, il n’y a plus de doute quant au fait que Niall soit bien là, à sa place.

Vient ensuite le très folk « Seeing Blind », un morceau initialement interprété un duo avec la chanteuse Maren Morris mais que Niall Horan porte également très bien en solo, et dans une complicité constante avec ses musiciens.

Le feu s’apaise de nouveau avec les titres « Too Much To Ask », « Flicker » et « Fool’s Gold », le dernier tiré de la discographie des One Direction. Difficile pourtant de canaliser la ferveur du public lorsque l’artiste demande de ranger les téléphones et de respecter le silence sur « Flicker ». La fébrilité fait alors place à la respiration pendant quelques minutes.

Niall Horan brille ensuite au piano sur « So Long » (jusqu’à nous laisser penser qu’il devrait plus souvent troquer les cordes pour les touches) avant d’entonner le charmant « Since We’re Alone », qui invite à la confidence.

© Nazym H pour On The Move / nazymh.com

La langueur se poursuit sur « Fire Away » et ses violons envoûtants puis laisse place à un moment plus pop avec une reprise de « Crying in the Club » de Camila Cabello. Niall Horan nous conduit ainsi graduellement vers un final flamboyant. En effet, à mesure que le set avance vers sa fin, l’énergie monte d’un cran. Un esprit rock éclate sur « Mirrors » et annonce bien le déferlement du rappel !

En guise d’au revoir, Niall Horan choisit trois titres dont l’effet est imparable sur le public. En premier lieu, « Drag Me Down » – l’un des derniers hymnes en date des One Direction – électrise la foule. L’effet était presque un peu trop assuré mais le clin d’œil à ses débuts est assumé et aussi, fair-play.

La tension ne faiblit pas avec le suivant – et sexy- « Slow Hands ». Sur cette prestation, le musicien lâche la guitare et se mue en performer. Il se déplace sur scène en dansant et en allant à la rencontre de son public. Au passage,  il s’empare d’un drapeau français qu’on lui tend au premier rang. Ultime clin d’œil à la patrie qui l’accueille chaleureusement ce soir !

Niall Horan clôt la soirée en beauté sur des accents irlandais avec « On My Own ». Un morceau fédérateur et sur lequel la musique s’évapore… Niall salue une dernière fois son public avant de laisser ses musiciens conclure seuls sur scène, tandis que le décor lumineux scande les initiales de l’artiste.

Si l’on a bien appris quelque chose sur Niall Horan ce soir, c’est que son apparent calme et sa supposée timidité cache en fait une énergie affirmée et un délicat aplomb. Face à un public qui frise tout de même parfois l’hystérie, Niall Horan ne perd pas pied et mène son show entre honnêteté, générosité et malice. Le passage du studio au live est convaincant grâce à des arrangements simples, solides, et même quelques surprenantes revisites, autant dans ses propres titres que dans ceux empruntés aux artistes qui l’inspirent. Alors si le Zénith était déjà largement conquis dès l’arrivée, les quelques réticents quittent la salle convaincus eux aussi ! 

L’album « Flicker » de Niall Horan est toujours disponible en téléchargement.

© Nazym H pour On The Move / nazymh.com