Bruno Major livre une prestation sensible et sincère pour sa première parisienne

Nous vous l’avions présenté en septembre, Bruno Major débarque à Paris pour son premier concert en tête d’affiche. Accompagné de deux musiciens, il nous invite à découvrir son univers onirique et délicat.

Influencé par le blues et le jazz, Bruno Major sort son premier EP « Live » en 2014. Il y développe son goût pour les ballades mélancoliques et sensuelles. Mais c’est en août 2016 que le Britannique se lance dans un projet ambitieux et singulier : sortir un morceau inédit à chaque nouvelle lune pendant un an. La collection s’achève en août 2017 et s’intitule « A Song For Every Moon ». Depuis le début du mois de novembre, Bruno Major a entamé sa tournée et débutera prochainement la partie américaine. On The Move est allé le voir sur scène lors de son passage à Paris.

C’est un concert intimiste que nous propose l’artiste au Pop-Up du Label. Avec un bassiste et un batteur, il alterne entre guitare et piano. Pendant une heure, il va dévoiler la version live de son projet. Parfois plus rapide, parfois acoustique, l’artiste s’amuse avec sa collection et cela fait plaisir. Il est très heureux d’être là et nous aussi !

Bruno Major débute son concert avec « Wouldn’t Mean A Thing ». C’est un choix judicieux puisqu’il s’agit du premier titre de « A Song For Every Moon ». Avec un accompagnement minimaliste, la voix de l’artiste, qui a décidé de nous parler d’amour, est mise en valeur. Aussi, nous abordons en douceur le monde de Bruno Major.

Avant d’enchaîner avec l’entraînant « In Cold Blood », l’artiste prend la parole en français. C’est la première fois qu’il est tête d’affiche et sa bonne humeur est communicative. Ayant oublié son médiator, il en demande un dans le public. Le plus surprenant est que quelqu’un lui en donne un. Le morceau en lui-même est plutôt semblable à l’original et ce n’est pas pour nous déplaire.

 

 

Dans un répertoire plus jazz, Bruno Major nous propose ensuite « Like Someone In Love ». Cette version est plus rapide et plus dynamique que l’originale. En l’espace de trois chansons, l’artiste nous montre ses affinités pour des styles musicaux très différents. Il poursuit avec « Fair-Weather Friend » et troque sa guitare pour le piano. Alors que le guitare est centrale dans la version album, le piano vient ici apporter un joli changement dans la dynamique du concert. Plus doux, l’instrument permet à l’artiste de donner de la voix.

Puis vient « Just The Same ». Avec « Cold Blood », les deux chansons sont probablement les plus pop de l’album. Les beats lourds électro viennent apporter du contraste. On s’éloigne des précédents morceaux, le minimalisme tourne au dramatique.

 

 

Enfin, l’artiste revient à la légèreté avec la jolie ballade « Places We Won’t Walk ». Simplement accompagné d’un piano, il nous livre un texte poétique et sensible. C’est l’occasion de montrer sa palette vocale et de partir dans les aigus. Il continue dans la même atmosphère avec « The First Thing You See ».

 

 

« There’s Little Left » permet à Bruno Major de revenir vers un style plus calme et plus jazz. Cette fois-ci, l’artiste prend très peu de liberté par rapport à la version originale. Il continue dans la même veine avec « Easily ». Les arrangements des deux titres sont très proches et assurent la continuité d’un titre à l’autre.

Quand tout à coup, Bruno Major décide de reprendre du Drake. Il nous propose sa version personnelle de « Hold On, We’re Going Home » et c’est plutôt réussi. Alors que l’artiste avait instauré une ambiance calme avec les titres précédents, il prend ici un parti complètement différent. C’est pop, dansant mais ça reste du Bruno Major. Une jolie surprise qui arrive à point nommé.

 

 

Pour ses dernières chansons, l’artiste se sépare de ses musiciens. Il livre deux versions acoustiques de « Home » et « Second Time ». Seul sur scène, avec sa guitare, il finit tout en délicatesse. Dans un grand silence, le concert s’achève dans un joli moment de partage. On le présentait comme sincère et atypique dans son travail, c’est encore plus vrai sur scène.

« A Song For Every Moon » est disponible en téléchargement sur iTunes