Niall Horan poursuit son chemin en solo et nous offre « Flicker », son premier album

Presque un an tout juste après la parution de son premier titre en solo, ça y est, le jeune artiste irlandais est enfin prêt à nous dévoiler l’étendue de son talent avec « Flicker », un premier album en solo. Loin du boyband qui l’a fait connaitre, le chanteur a toujours, depuis « This Town », fait preuve d’une certaine maturité musicale, et a à maintes reprises montré qu’il en avait lui aussi sous le pied. Après Harry Styles et son album éponyme, que vaut « Flicker » ? On The Move l’a écouté pour vous !

Si ses 3 compères ont choisi des styles bien différents les uns des autres -RnB, EDM ou encore rock, pour le jeune irlandais, pas question d’emprunter un virage musical à 180°. Inspiré par des géants de la musique comme Simon & Garfunkel ou encore Bob Dylan, Niall Horan a choisi la voie pop folk, et des sonorités groovy pour porter haut son projet solo. A la fois personnel et inspiré de ses racines, ce premier album reste donc fidèle au chanteur et à ses choix musicaux, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

En quelques années, la simplicité du garçon et ses chansons pleines de sincérité auront su gagner le cœur de milliers de fans à travers le monde. Honnête sur ses sentiments, les premiers extraits auront également eu pour effet de dévoiler plusieurs facettes encore inconnues du chanteur : à la fois terriblement sexy et sulfureux, il avait également levé le voile sur ses insécurités et nous parlait à cœur ouvert de ses déceptions.

Avec « Flicker », le chanteur de 24 ans nous propose une collection de ses inspirations et une introspection en douceur sur ses émotions. Les 13 titres sont aussi différents les uns que les autres, et offrent des sonorités bien plus que délicieuses. 

L’opus s’ouvre sur « On The Loose », et nous transporte directement dans un univers groovy et même disco. Porté par des airs de guitares rythmés à souhait et des cœurs discrets, un brin aériens, la mélodie vagabonde et semble piocher dans plusieurs univers pour nous offrir un cocktail des plus détonnants et efficaces. A la fois funk, rock, pop et jazzy, ce morceau est également empreint de modernité et nous en met plein les oreilles dès le début.

L’écoute se poursuit ensuite avec un titre bien connu des fans de l’irlandais : « This Town ». Premier projet solo dévoilé par le chanteur, le morceau est baigné de sonorités acoustiques où la voix de Niall s’accompagne seulement de quelques notes de guitares. Tout en simplicité, le jeune artiste nous présente ici une ballade pop, qui n’est pas sans nous rappeler les compositions de son ami Ed Sheeran, qui avait également composé « Little Things » pour les One Direction. Stylistiquement, Niall Horan nous propose ce qu’il sait faire de mieux, et ne tarde pas à nous charmer.

Pour « Seeing Blind », Niall s’accompagne de Maren Morris, une jeune chanteuse texane de 27 ans. Si sur « Act My Age » au sein des One Direction, l’irlandais avait déjà touché à des sonorités un peu plus folkloriques, cette fois, il a décidé de puiser directement dans les origines de la jeune artiste pour produire un morceau empreint de country et porté par des guitares qui explosent joyeusement sur le refrain. Si cela peu paraître quelque peu déroutant de prime abord, on se laisse vite bercer et convaincre par le rythme entêtant !

Aux antipodes du premier extrait, « Slow Hands » est baigné de sonorités funk, inspirées des années 80. Rythmé, mélodique et sexy à souhait, le titre est la parfaite occasion pour Niall de montrer une facette plus mature de sa personnalité. Sur un rythme groovy et une ligne de basse discrète mais qui donne de la consistance à l’ensemble, le chanteur se dévoile plus cheeky que jamais, et nous étonne par ce changement radical de style.

«Toute la chanson était assez spontanée. Je voulais être un peu coquin avec les paroles qui sont écrites du point de vue de la fille. C’est littéralement ce qu’elle me dit très directement. Avant même d’écrire les paroles, nous savions que le titre serait sexy. On a donc poussé le concept de la soirée qui termine plutôt bien jusqu’au bout, et ça a collé parfaitement. »

Mais rassurez-vous, nous retournons vite aux fondamentaux avec le titre suivant « Too Much To Ask ». Sur ce morceau, le chanteur fait la part belle à ses sentiments et nous livre une ballade pop remplie d’émotion et de sincérité. Simplement accompagné d’une guitare et d’un piano, Niall Horan sait rester constant dans ses choix musicaux, et fidèle à lui-même. On retrouve d’ailleurs globalement la même ambiance sur un autre titre de l’album : « Paper Houses » où le rythme lancinant remue nos sentiments et n’est pas sans nous rappeler certains titres du groupe planétaire, Coldplay.

Après l’émotion, place une nouvelle fois à l’ambiance groovy avec « Since We’re Alone ». L’association basse-guitare acoustique vient ici donner du relief à l’ensemble du morceau, alors que le battement régulier de la batterie vient mettre en valeur la voix si particulière du chanteur. On peut également observer une évolution à mesure que le titre se déroule : toute la force de « Since We’re Alone » réside dans les refrains délicieusement travaillés pour laisser sa place à chaque instrument et voix.

Avec « Flicker », Niall Horan met sa vulnérabilité au premier plan lorsqu’il chante « When you feel your love’s been taken / When you know there’s something missing / … / I’m afraid that what we had is gone ». Sur une mélodie globalement dépouillée, quelques notes de piano viennent s’insérer pour apporter encore plus de légéreté et d’émotions au morceau.

« Les chansons parlent le plus souvent d’une seule personne. Pas toutes, certaines sont justes des situations dont j’ai été témoin, ou des scénarios que j’ai inventé, mais la plupart s’adressent à une personne en particulier. J’essaye d’être le plus discret possible sur ma vie privée, mais parfois, j’ai besoin d’exprimer mes sentiments, et c’est ce que j’ai voulu faire passer avec « Flicker ». Je ne suis pas bon avec les mots lorsqu’il s’agit d’émotions, mais en chanson, cela est plus facile. »

Cette légèreté, on l’a retrouve sur « Fire Away », où on apprécie particulièrement la douceur de la voix de Niall Horan et les accords de guitares qui tenteraient presque de prendre le dessus. Mais cet instant de sérénité ne dure pas car les sonorités un brin rock de « You And Me » reviennent vite à la charge. Si sur les couplets, la tessiture vocale du chanteur est rocailleuse et grave, sur les refrains, elle retrouve toute sa puissante. Sur ce morceau, on dirait presque que la mélodie et le chant se partagent à parts égales la vedette tant les instruments sont omniprésents et agréables.

C’était presque à se demander si Niall allait nous produire un album sans faire un mince clin d’oeil à ses origines irlandaises, pourtant, avec « On My Own », c’est chose faite ! On retrouve donc les sonorités folkloriques qui viennent ici tapisser le fond de ce morceau, alors que Niall nous parle de sa solitude, et de sa vie en tant que célibataire. Une petite plongée dans l’univers irlandais n’était pas de refus !

Juste avant de refermer ce premier opus, on retrouve « Mirrors ». Ne vous laissez pas piéger par l’instrumental minimaliste car le refrain renferme une véritable explosion de sonorités et d’énergie. Mais c’est justement ce contraste si saisissant qui donne toute sa saveur au morceau, et permet d’introduire simplement la dernière piste : « The Tide ». Le rythme effréné nous entraîne et ne nous accorde presque aucun répit, tout comme une véritable marée. De quoi boucler la boucle, et nous en mettre plein les oreilles une dernière fois.

Pour un premier album solo, Niall Horan a réussi son pari haut la main ! Sans chercher à produire un son commercial ou générique, le jeune irlandais s’est laissé porté par ses inspirations et nous livre ici un son authentique, sincère, à la fois pure et organique. Pour lui, pas d’EDM ou de sonorités RnB, mais des rythmes de guitares efficaces et des titres qui puisent leurs forces dans plusieurs univers à la fois. A l’instar de Louis, Liam et Harry, l’irlandais se forge sa propre image et trace sa propre voie musicale.

En attendant de voir ce que ses acolytes ont eux aussi à proposer, les plus chanceux pourront découvrir ou redécouvrir « Flicker » en live lors du «Flicker World Tour 2018 » qui fera un détour par Paris le 18 avril prochain.

« Flicker » est disponible en téléchargement sur iTunes.