La formation irlandaise The Script prend des risques avec son cinquième opus « Freedom Child » 

The Script are back ! Souvenez-vous, en 2008, le groupe composé de Danny O’Donoghue, Mark Sheehan et Glen Power explosait sur la scène internationale avec le tube « The Man Who Can’t Be Moved ». Quatre albums plus tard, The Script enchaîne toujours les succès, et les collaborations fructueuses. Les sonorités aux airs d’hymnes de « Hall Of Fame » résonnent encore sur les ondes radios, mais surtout dans l’esprit de nombreux fans.

3 ans après « No Sound Without Silence », les irlandais sont de retour avec un nouvel album, « Freedom Child ». Plus expérimental, mais terriblement dans l’ère du temps, Danny et ses acolytes prennent des risques et sortent des sentiers battus, pour le plus grand plaisir des fans. Terminées les musiques pop pleines de bon sentiments : le groupe innove !

« On a testé différentes choses – on voulait changer un peu notre façon de sonner. L’écriture est toujours la même, mais on a essayé d’actualiser la production pour qu’elle colle à l’année 2017. On a préféré se projeter en avant plutôt que de traîner des pieds. »

Entre nostalgie, titres honnêtes et mélodies terriblement modernes, The Script s’est donné pour mission de faire danser le monde entier. Délaissant peu à peu l’empreinte pop qui a fait leur réputation des début, la nouvelle ère « Freedom Child » vient de commencer. On vous en dit plus ! 


Composé de 14 titres, l’opus s’ouvre sur « No Man Is An Island ». Bonne entrée en matière, ce titre marque la volonté de la formation irlandaise de s’inscrire dans un univers moderne aux refrains teintés d’electro. Hybride, ce premier morceau est à la fois léger lors des couplets, et prend finalement un peu de relief, porté par la voix si reconnaissable de Danny. Après tant d’années de silence, le message est plutôt clair : il ne faut pas s’attendre à retrouver des titres mainstreams. 2017 est définitivement l’année où l’électro s’invite dans tous les univers !

L’écoute se poursuit avec « Rain », le premier single issu de ce cinquième opus. A mille lieux des ballades pop-rock, le morceau repose sur un air de guitare presque acoustique, et est agrémenté de quelques rythmes dansants et tropicaux. Rafraîchissant, ce deuxième titre est baigné de soleil, malgré la nostalgie et l’ambiance cœur brisé qui habitent les paroles.

« Avec Rain, nous avons décidé que nous avions besoin de quelque chose d’un peu plus léger. C’est bien de savoir que les gens peuvent s’évader et se laisser aller sur un sujet sérieux. Si ils écoutent véritablement les paroles, ils verront que nous sommes honnêtes et mélancoliques, mais en surface, le titre peut toujours donner du plaisir. »

Sur « Arms Open », on retrouve un peu plus ce qui fait l’essence même de The Script avec un titre léger et aérien, même si les guitares et la batterie sont toujours présentes pour tapisser ce titre. Presque à demi-mots, Danny nous confie « I can’t unfeel your pain / I can’t undo what’s done / I can’t stand back the rain / But if I could I would / My love – my arms are open », alors que des chœurs, qui semblent venus d’un autre monde, viennent agrémenter et donner de la saveur à ce titre.

Avec « Rock The World« , The Script laisse enfin place au rock ! Guitare, voix parfaitement placé du chanteur, refrain simple mais entêtant et entraînant, la recette est là pour faire de ce morceau un des titres phares de cet opus. On imagine déjà bien cette compo résonner dans les stades autour du monde.

Dans la veine de Thirty Seconds To Mars et leur tout nouveau titre « Walk On Water », le groupe irlandais à décidé de s’attaquer à un thème de taille : la politique. Du départ du Royaume Uni de l’Union Européenne, à l’élection de Donald Trump : tout y passe. Moins agressif que Green Day sur « Troubled Times », The Script passe quand même haut la main ce test dangereux avec « Divided States Of America ». 

Sur ce titre, The Script appelle à l’unité et demande avec force aux citoyens de se lever et de se battre contre l’injustice et pour leurs idées. Les trois irlandais parlent à cœur ouvert des problèmes qui touchent l’Amérique : émeute, meurtre, création d’un mur, haine raciale sur une mélodie profonde et agressive, mais tout aussi impactante.

Avec « Mad Love », on découvre pleinement la facette EDM du groupe, avec une touche de rap : légère, mais tout de même surprenante venant des irlandais. On retrouve globalement la même ambiance sur les titres suivants « Deliverance » et « Wonders ». Alternatifs, expérimentaux et audacieux, mais efficaces et maîtrisés, les trois titres sont l’occasion parfaite pour Danny, Mark et Glen d’affirmer leurs nouvelles sonorités, et d’abattre leurs dernières cartes.

S’il ne faisait pas partie de ce cinquième album, on pourrait jurer entendre le hit de l’été « Sunset Lover » signé Petit Biscuit avec l’intro de « Love Not Lovers ». Globalement, le titre reprend les éléments évoqués sur les morceaux précédents : de l’electro mêlé à de la pop, pour une rythmique dépouillée de ses éléments rock.

Les irlandais continuent sur leur lancé et n’oublie pas d’évoquer l’inévitable thème de l’amour avec « Eden », avant de laisser place à l’émotion avec « Make Up ». Sur une mélodie nue, où l’on entend juste quelques notes de guitares et de basse, le chanteur aborde des sujets importants tout au long de la chanson : la transsexualité, les problèmes de drogues, et la dépression. Danny et ses acolytes veulent faire passer un message fort, celui d’être fier de ce que l’on est, peu importe le regard de la société. Espérons que les mentalités évoluent ! 

Avec « Written In The Scars », on retrouve enfin un peu de baume au cœur ! Dès les premiers vers de la chanson, Danny s’adresse à ses détracteurs et évoque les douleurs du passé et le combat mené pour oublier les défaites, le tout relevé par une mélodie upbeat, très légère et toujours empreinte de modernité.

Juste avant de refermer cet album, on retrouve l’interlude « Awakening », qui sert d’introduction au titre donnant son nom à l’opus, « Freedom Child ». Le titre est en fait inspiré d’une question du fils de Mark Sheehan, 7 ans : « Papa, c’est quoi le terrorisme ? ». Entraîné par la mélodie relativement enjouée et rythmée par les synthés et la batterie, le titre est une parfaite manière de clore le chapitre « Freedom Child » : avec espoir et modernité, ce qui semblent être les maîtres mots de cet opus.

En définitive, les irlandais de The Script s’offrent un très bon retour sur le devant de la scène musicale avec « Freedom Child », un album aux milles couleurs. A la fois alternatif, teinté d’EDM, ou de rock plus classique, il se situe à mi-chemin entre ce qu’était le groupe il y a quelques années, et la nouvelle direction musicale empruntée par le trio. En tout cas, ça ne prédit que du bon pour l’avenir ! 

« Freedom Child » est disponible en téléchargement sur iTunes.