Lollapalooza Paris, ça donne quoi ?

C’était l’une des plus grandes annonces sur le plan musical de l’année 2017. Le célèbre festival américain Lollapalooza a posé ses valises le week-end dernier à l’Hippodrome de Longchamp à Paris pour deux jours hauts en couleurs avec une programmation cinq étoiles.

Créé en 1991 par Perry Farrell et présent déjà à Chicago, Santiago, Sao Paulo, Buenos Aires et Berlin, le réputé festival Lollapalooza qui est arrivé à Paris pour la toute première fois cette année a séduit près de 110 000 festivaliers ce week-end dont une bonne portion étrangère. Son créateur qui était dans la capitale française lors de l’annonce officielle en janvier dernier a affirmé que c’était une évidence pour lui de choisir Paris comme nouvelle maison du Lollapalooza. Alors que de gros festivals comme Rock En Seine, We Love Green ou encore Solidays se battaient déjà pour séduire le plus grand nombre de festivaliers, est-ce que le #LollaParis a gagné le coeur des fans de musique ? Nous y étions et on vous répond !

l’Hippodrome de Longchamp avait comme un goût d’Hollywood ce week-end. Outre la partie musicale, c’était un véritable défilé de mode auquel nous avons assisté et ce malgré les nuages et la pluie. On entendait parler français, anglais, espagnol, italien, portugais et même chinois dans les différentes allées du Lollapalooza Paris et les festivaliers n’ont pas hésité à sortir leurs plus belles tenues pour célébrer deux jours intenses de musique. Le coup d’envoi avait cependant été donné la veille au Flow avec Jessie Reyez et Willow Smith qui ont été une très bonne entrée en matière.

Quatre scènes : Les Main Stages 1 et 2 ont accueilli les plus gros groupes et artistes du festival. Parmi eux Imagine Dragons, The Weeknd ou encore les Red Hot Chilli Peppers et Lana Del Rey. L’Alternative Stage a été rythmée par les groupes ou artistes folk/ rock/alternatifs pendant que la Perry’s Stage a envoyé du lourd avec son électro sauvage.

© On The Move

Le quatuor américain Imagine Dragons programmé pour le samedi a joué pour la première fois leurs nouvelles chansons tirées de leur nouvel album « Evolve » dévoilé le mois dernier. Parmi la setlist on a retrouvé « Thunder », « Gold », ‘Believer », « Demons », « Walking The Wire », ou encore « Radioactive » et « Song 2 », une reprise de Blur. Le chanteur Dan Reynolds n’a pas hésité à rendre un hommage poignant à Chester Bennington, chanteur du groupe Linkin Park décédé la semaine dernière par suicide, ainsi qu’aux victimes des différents attentats survenus à Paris ces dernières années.

Le concert était si intense que ce dernier a même perdu son pantalon à la fin du set ! Imagine Dragons qui avait déjà séduit le Zénith de Paris lors du « Smoke + Mirrors Tour » montre qu’il n’a rien perdu de son génie et on est très heureux d’avoir retrouvé le groupe ce week-end !

© On The Move

 

Du côté des DJs on a retrouvé le néerlandais Oliver Heldens qui a fait danser la Perry’s Stage pendant une heure après que Milky Chance ait enchanté la Main Stage 2 avec le public scandant les paroles de « Stolen Dance ». Si vous avez raté cette performance, le duo allemand promet de revenir très vite pour un concert à l’Elysée Montmartre le 19 novembre prochain.

Pendant ce temps sur la Main Stage 1, le duo Lemaitre que nous avions récemment rencontré a joué pour la première fois en France les titres de leur album « Chapter One » dévoilé le 2 juin dernier, dont le single « Higher ».

 

© On The Move

 

Sur l’Alternative Stage on gardera en mémoire le groupe rock alternatif anglais Glass Animals. Avec « Life Itself », « Season 2 Episode 3 », « Youth », ou encore « Agnes », le groupe a réussi à faire bouger la foule pour notre plus grand plaisir pendant que le grime de Skepta a enflammé Paris sur la Main Stage 1 avant de laisser place à The Roots sur cette même scène.

LP se préparait quant à elle à montrer de quoi elle est capable lors de la fin du set de Glass Animals.

C’est à 22h que Paris a accueilli le plus gros artiste de cette programmation du samedi : le canadien The Weekend qui a offert un véritable show à l’américaine aux milliers de festivaliers.

Si le Starboy nous avait déjà impressionné lors de son passage dans la capitale française en février dernier, il n’aura pas lésiné sur les effets visuels et même feux d’artifices pour couronner le tout. A coups de « The Hills », « Often », « Starboy », « Can’t Feel My Face » ou encore « Tell Your Friends », « Earned It » et « Or Nah » de Ty Dolla $ign et « Low Life » de Future, le canadien de 27 ans a montré une fois de plus pourquoi il est l’une des plus grandes stars du moment. La programmation du samedi aura fini en beauté grâce à lui.

En parallèle de l’aspect musical, le Lollapalooza a promis de nombreuses surprises aux festivaliers notamment du côté gastronomique. Des dizaines de stands proposants tout un tas de nourritures de différents horizons étaient proposés. Que vous ayez envie de burger, pattes, falafels, tarte, Churros, friandises, glace ou même plats antillais… tout était à disposition. Un système nommé « Cashless » et mis en place avec la Société Générale permettait de recharger son bracelet de façon informatisée via des bornes ou sur l’application du festival. De cette façon il suffisait juste de scanner son bracelet pour payer. Un dispositif ingénieux et et fluide qui a permis un gain de temps.

On retrouvait également un stand de la marque Levi’s qui permettait la customisation gratuite et en direct de vos vêtements en jean de la marque.

Un coin Wifi gratuit avait également été installé pour reprendre des forces et profiter pour poster ses meilleurs selfies en direct, la connexion en dehors de ce coin étant très mauvaise.

Enfin, on a retrouvé le village Greenroom dont la phrase d’accroche « Mix music, match people » a attiré pas mal de monde durant ces deux jours. Le concept consistait à faire la fête dans des cabanes aux différents univers musicaux.

© On The Move

Le dimanche, la programmation était tout aussi salivante avec un début d’après-midi rythmé par la voix de Charli XCX et le rock de Don Broco. Avant que que la babygirl n’interprète ses titres les plus connus comme « Break The Rules » ou encore « Fancy » en reprenant également « I Love It » de Icona Pop, le quatuor rock britannique Don Broco a fait raisonner les guitares sur la Main Stage 2.

On a retrouvé dans la journée Liam Gallagher et sa nonchalance habituelle qui a cependant fait chanter en coeur « Wonderwall » d’Oasis aux milliers de festivaliers présents.

Pendant ce temps, Alan Walker a réveillé le Bois De Boulogne avec son set dynamique, suivi de Don Diablo qui a mixé les plus grands hits du moment dont « Something Just Like This » de The Chainsmokers et du groupe Coldplay qui était au Stade de France la semaine dernière pour trois concerts explosifs.  Marshmello a pris ensuite le relais sur la Perry’s Stage et en voyant les réactions du public, on comprend que le DJ était très attendu !

© On The Move

Quant à Lana Del Rey, on peut dire qu’elle a bien fait déplacer du monde ! Des quatre coins de l’Hippodrome les fans se ruaient pour assister au concert. Certains ont également passé plusieurs heures à attendre afin d’être aux premiers rangs quand l’interprète de « Video Games » ferait son apparition. La chanteuse qui a sorti son nouvel album « Lust For Life » la semaine dernière a pioché dans ses différents albums pour offrir un set calibré, mais un peu mou cependant. Si toute la foule a chanté en coeur lors de « Summertime Sadness », beaucoup sont partis voir ailleurs bien avant la fin, et pour cause il y avait quand même Alt-J sur l’Alternative Stage à ne pas rater !

Pour clôturer ce festival, les fans de musique ont pu choisir entre – d’un côté – l’électro de DJ Snake qui a transformé l’Hippodrome en boite géante ou le groupe mythique Red Hot Chilli Peppers qui a clôturé ce week-end en apothéose avec « Californication » ou encore « Can’t Stop » et qui a véritablement électrisé le public.

La première édition du Lollapalooza Paris a donc été une véritable réussite et n’a rien à envier à ses concurrents. Une seconde édition serait déjà d’ores et déjà prévue pour l’année prochaine et on a déjà hâte d’y être !