Rencontre avec Klingande, la perle française de la deep / tropical house

Alors que l’EDM semble être plus populaire que jamais dans l’industrie musicale d’aujourd’hui, de nombreux DJs et producteurs essayent de tirer leur épine du jeu dans un segment saturé par les superstars telles que David Guetta, DJ Snake, Calvin Harris, Diplo, Kygo et bien d’autres. Si nous vous avions déjà présenté le DJ suédois KEV qui promet de faire un ravage en Europe cette année, c’est le moment d’aller explorer les talents que la France a à offrir. Parmi eux, Cédric Steinmyller, alias Klingande à l’origine du titre « Jubel » que vous connaissez forcément déjà. Rencontre.

© David Fitt / On The Move

On The Move : Salut Klingande, ravie de t’avoir avec nous. Ce nom de scène mais également les titres de tes premières chansons sont tous en suédois. Pourquoi ce choix ?

Klingande : Salut On The Move ! Je suis ravi d’être ici ! L’utilisation du suédois était une façon pour moi de rester anonyme. Personne ne savait qui j’étais, mes potes parfois me faisaient écouter mes propres chansons, c’était drôle (rire). Aussi, c’est parce que je suis un gros fans de producteurs suédois, Avicii le premier. Ils sont vraiment très forts et c’est ces artistes qui m’ont inspiré, donc pour moi ça prenait sens d’utiliser cette langue. Après « Riva » j’ai arrêté parce que je me suis dit qu’il fallait quand même que le titre parle aux gens.

On The Move : Avec les différents segments qui existent dans l’électro, pourquoi avoir choisir la deep house / tropical house ?

Klingande : C’est pas vraiment un choix que j’ai eu. Lorsque j’ai commencé à faire de la musique j’étais inspiré par des gars comme Bakermat, et le terme « tropical house » n’existait pas vraiment. Je me suis jamais vraiment catégorisé tropical house parce que pour moi c’est plus le style à la Kygo, mais les gens m’ont catégorisé comme ça parce que mes sons sentent l’été (rire) mais je n’ai aucun problème avec ça.

 

On The Move: Tu utilises souvent le saxophone dans tes morceaux et tu as un saxophoniste qui est à chaque fois avec toi sur scène. Tu as une affinité particulière avec cet instrument ?

Klingande : Je me suis habitué à tourner avec des musiciens et je me suis habitué à cet instrument. Le saxophoniste est un ami et je trouve que ça apporte quelque chose d’unique au live. Maintenant, j’ai aussi rajouté un violoniste sur les tournées. A terme j’aimerais avoir un live band sur toutes les dates. C’est compliqué de faire ça pour le moment, c’est une grande équipe et pour faire voyager tout le monde hors de France c’est assez dur mais j’espère pouvoir le faire un jour ça serait génial !

On The Move : Avec les succès de tes précédents titres, à quoi peut-on s’attendre aujourd’hui ? Est-ce que tu prépares un EP, un album…?

Klingande : Je pense que pour sortir un album il faut déjà avoir un gros single. Mon plus gros titre a été « Jubel » et ça fait assez longtemps, il y a eu des succès après mais ça n’a pas explosé. Je sors un nouveau single en septembre et puis après je vais enchainer pour ne pas laisser tout ça s’essouffler. J’aurai vraiment un rythme de sortie. En commençant ma carrière je ne savais pas comment ça se passait, je prenais trop mon temps et il y a peut-être des opportunités que j’aurais pu avoir mais que je n’ai pas eu. J’ai appris et je sais maintenant qu’il faut être rapide (rire), c’est aussi dur de faire de la musique de qualité quand tu es souvent en tournée un peu partout. Là c’est la période des festivals et on reprendra les shows à la rentrée.

On The Move : Est-ce qu’il y aurait des personnes avec qui tu aimerais collaborer sur de nouveaux morceaux ?

Klingande : Il n’y a pas spécialement d’artistes où je me dit qu’il faut absolument que je travaille avec eux. J’ai sorti un titre avec Broken Back qui a vraiment une voix vraiment particulière et j’aime ça. J’aime les voix qui sortent de l’ordinaire. C’est pas quelque chose que tu as déjà entendu et ça surprend les gens. Je préfère cet aspect là que de prendre un gros nom. Evidemment si tu me donnes un gros nom je ne vais pas dire non (rire) mais ce n’est pas ma priorité. Ce qui serait fou c’est de collaborer avec Florence + The Machine. J’aimerais beaucoup ça !

On The Move : Est-ce que tu as des inspirations dans le paysage musical français ? Parce qu’on est pas mal dans l’éléctro quand même ici …

Klingande : C’est vrai qu’en France on est bons ! Je dirais Justice évidemment. Je ne vais pas dire Daft Punk, c’est la réponse trop évidente(rire). Sinon j’aime beaucoup le nouveau virage qu’a pris Martin Solveig ces dernières années. J’adore ce qu’il produit. En France on a un sacré panel. J’adore Feder et The Avener aussi.

On The Move : Quels sont tes trois titres du moment ?

Klingande : French Montana « Unforgettable », j’adore The Blaze « Territory » aussi, tout l’EP est génial ! En troisième… « Suave » de Lino Nayati !

 

Rendez-vous en septembre pour la sortie du nouveau single de Klingande !