Hypnotique et puissante, Charlotte OC a fait grande impression pour sa première française au Badaboum  ! 

Charlotte OC est de ces talents dont nous suivons de très près l’évolution, tant on est intimement persuadés qu’elle a le potentiel de faire partie des grands. Elle faisait d’ailleurs la couverture de l’édition du mois de Mars d’ On The Move Mag, peu de temps avant de dévoiler son nouvel album « Careless People ».

L’opus est un condensé de pop enchanteresse jonglant avec des beats electro, un groove proche du R’n’B et porté par une voix pleine, chaleureuse, baignée de soul. Charlotte OC est une tornade d’énergie, qui sait aussi se montrer vulnérable ou cultiver une part de sombre et de mystère.

Alors que les multiples traits de sa musique et de sa personnalité étaient déjà perceptibles au travers des 11 titres de son album, l’occasion était rêvée de la découvrir en live ce mercredi 26 Mars dans le cadre intimiste du Badaboum.

Le show était court (il faut dire que la jeune femme n’avait qu’un album et quelques EP à défendre) mais d’une intensité incroyable ! Du haut de ses 26 ans, l’auteur-interprète britannique campe une assurance impressionnante, nuancée par sa sympathie et son naturel entre chaque titre. Ouvrant le show sur l’intense « Blackout », on comprend bien vite qu’aucune note n’échappe à Charlotte OC. La performance vocale est si impeccable qu’on la croirait préalablement enregistrée.

Mais au-delà de la voix, c’est le jeu de scène de Charlotte OC qui nous attrape en quelques secondes. Chaque titre semble l’habiter d’une manière différente mais avec la même force. Les mimiques et la gestuelle de la britannique, presque déroutantes pendant les premières minutes, deviennent rapidement captivantes. Le regard toujours au loin, comme si elle s’exprimait à un interlocuteur que seule elle pourrait voir, Charlotte OC donne vie à chacun de ses mots. Son visage se tord, ses mains dansent, elle habite chaque cm2 de l’étroite scène et nous emporte avec elle dans chacune de ses histoires.

Une performance captivante pour @charlotteocofficial au @badaboumparis💥 cc @capitolfr

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De l’irrésistible « Colour My Heart » et ses accents gospel aux supplications langoureuses de « I Want Your Love » , Charlotte OC virevolte entre titres ultra entraînants et propositions plus organiques comme sur le planant « Where It Stays ». « Darkest Hour », dont la version studio semblait porter les fantômes de Lana Del Rey, trouve ici une profondeur nouvelle.

Entre chaque titre, le masque quasi théâtral de Charlotte OC tombe et Charlotte Mary O’Connor discute avec son audience comme avec des amis, esquissant sourires et rires, laissant paraître une pointe de pudeur aussi lorsque que des « We love you Charlotte » sont lancés par la salle. Un moment particulièrement privilégié est échangé avec le public parisien lorsqu’elle interprète « In Paris » pour la première fois dans la ville évoquée ! Elle nous promet que si on lui laisse quelques années, elle reviendra à Paris en s’exprimant en français.

Au bout d’une dizaine de titres, l’artiste s’excuse d’en arriver à son dernier morceau « Running Back To You », dont le refrain pêchu fera se déhancher même les plus statiques. La foule réagit… On aurait définitivement aimé poursuivre ce moment de musique. Un rappel peut-être ? Il n’arrivera pas. Brusque retour à la réalité que l’on regrette un peu.

Au cours de notre rencontre avec Charlotte OC, la britannique nous avait confié :

J’essaye d’être aussi réelle que possible. Je pense qu’en tant qu’artiste tu dois essayer de te trouver sinon ça n’a pas de sens et c’était justement le plus grand challenge pour moi, celui de savoir qui j’étais. C’était ce que je voulais faire en parallèle de composer l’album, grandir et passer de jeune fille à femme.

Transition réussie. Celle qui a mis ses pieds dans l’industrie au sortir de l’adolescence a pris le temps de se forger en tant que femme et artiste, quitte à aujourd’hui passer sous silence certaines de ses anciennes productions dont un premier album intitulé « For Kenny » datant de 2011. Maintenant qu’elle s’est trouvée, plus rien ne semble arrêter Charlotte OC. Elle s’exprime sans concession par la voix, la musique, le corps. Chaque chanson est une catharsis pour elle, et un peu pour la foule aussi.

Charlotte OC ne ressemble à personne d’autre. Certains diraient qu’elle en fait trop, on dira plutôt que ce n’est encore pas assez… Elle a mis Paris à ses pieds et ce n’est assurément que le début !

L’album de Charlotte OC « Careless People » est disponible en téléchargement.