Avec « Dream Machine », le groupe allemand marque un tournant plein de surprise dans sa carrière !

Plus de 10 ans après la sortie de leur tout premier album en 2005, Tokio Hotel se réinvente dans un tout nouvel opus intitulé « Dream Machine » qui est d’ores et déjà disponible sous plusieurs formats. Si les quatre jeunes allemands se sont fait principalement connaître avec « Durch Den Monsun », tiré de leur premier album « Schrei » leur style musical a bien évolué depuis.

Si tout a commencé par un style aussi bien musical que physique bien rock et avec des textes percutants qui ont touché un bon nombre d’adolescents à l’époque, la transition musicale a commencé à se faire avec leur troisième opus intitulé « Humanoid ». Ce mélange de pop/rock/electro s’est poursuivi de façon encore plus appuyé dans l’album « Kings Of Suburbia » et même si cela n’a pas été une très grande réussite niveau vente pour Tokio Hotel, les fans répondent toujours à l’appel ! La touche Tokio Hotel est toujours présente mais la maturité des 4 membres du groupe se fait ressentir.

Une maturité certes, après plus de 10 ans de carrière, il est certain qu’un groupe ne peut pas rester à stagner dans ses standards mais un sentiment de liberté est là aussi avec « Dream Machine » ! Après beaucoup de contraintes et d’obligations, Tokio Hotel signe son premier album en auto-production par Bill et Tom Kaulitz. Les textes ainsi que les musiques ont été cette fois-ci entièrement tirés de leurs propres esprits et inspirés de leurs expériences personnelles :

« Cet album était un rêve. C’est l’album que nous avons voulu produire toute notre carrière »

Ce premier opus très personnel est composé de 10 titres dont « Something New » et « What If » qui ont déjà été dévoilés il y a quelques semaines désormais. Ces deux premiers extraits sont aux antipodes l’un de l’autre. Tandis que d’un côté on découvre une chanson complètement déstructurée qui finit par exploser dans la dernière minute et qui signe d’entrée le côté planant de ce nouvel album, d’un autre côté on découvre « What if » qui elle, dévoile le côté plutôt rétro de celui-ci et qui se révèle être le premier single parfait pour le lancement de « Dream Machine ».

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Alors que l’album s’ouvre comme prévu sur « Something New », c’est « Boys Don’t Cry » qui prend ensuite le relais. Ce second titre s’annonce d’entrée comme étant une chanson aux airs rétro, rappelant certaines musiques datant des années 80’ et 90’ mais aussi très électronique puisque l’on peut entendre des sons de synthétiseurs ainsi que du beat sur ce morceau. La voix de Bill Kaulitz est elle passée à l’auto-tune pour lui donner un effet encore plus envoûtant : « She’s made out of light / her voice takes me on a ride / Made it in time ». Petit clin d’oeil à leurs origines ainsi qu’à leurs fans des débuts avec la phrase « She took me tanzen », petit mix anglo-allemand. Quant à « Easy », elle signe la première balade de l’album ! Si l’on s’imagine aux premières notes de piano une balade toute douce et mélancolique, cette chanson se révèle être plus rythmée qu’on ne l’imagine lorsque Bill se met à chanter « But I wanna be connected / The way we were before / You said we’d stay the same / That we wouldn’t change at all ». Un son toujours aussi transportant qui revient sur le thème de l’enfance passée et l’innocence toujours dans un univers très rétro.

« Elysa » est la balade déchirante de « Dream Machine » : « I should have never told you / that you were the only one / I should have never told you / that you’re the reason for this song », hurle Bill Kaulitz de façon désespérée. Ce titre revient sur l’un des thèmes récurrents du groupe ainsi que du monde de la musique : l’amour. Le mélange de piano et de sons synthétiques rend cette chanson poignante et sombre surplombée par des paroles lourdes de sens. Vient ensuite la chanson éponyme de ce nouvel opus « Dream Machine » ! Dès le départ, ce titre s’annonce comme étant l’un des plus entraînants que la majorité des autres chansons de l’album, sans pour autant casser le rythme ambiant et planant. Tokio Hotel invite alors leurs fans à plonger en plein cœur de leur machine à rêve : « Let’s get high / The Dream Machine takes all of us / Come on board and leave / The rest behind ».

« Cotton Candy Sky » continue dans la lignée des autres titres de l’album et on y retrouve le thème de la fête qui était une part importante de « Kings Of Suburbia » : « Oh cotton candy sky / we stay up all night / we build a world up high ». Le piano fait son retour pour « Better » qui nous réserve une surprise ! Alors qu’on imagine une autre balade à l’image de « Easy », « Better » explose avec des refrains plus appuyés mais très répétitifs : « But I’m better / Better / Better Better / I’m better off on my own ».

La grande surprise de cet album arrive avec « As Young As We Are », on retrouve un son plus sombre et quelques sonorités rock peuvent se faire entendre en fond ainsi que le piano toujours aussi présent ! Comme un petit mélange quasi parfait du nouvel univers du groupe avec quelques soupçons de leurs origines : « Love is all we got / Love is all we got / We want it all / As young as we are ». Ce cinquième opus se clôture sur « Stop, Babe », une balade sur fond de riffs de basse et de guitare qui nous replonge dans le thème de l’amour. Le chanteur y dévoile ne pas être prêt à s’engager à nouveau : « Stop, stop / Babe I’m not ready to love ya / Cause I’m not fully healed ». Une chanson qui clôture parfaitement l’album avec un peu plus de mouvement !

L’évolution entre « Kings Of Suburbia » et « Dream Machine » est bien là pour Tokio Hotel, les musiques sont peut-être moins dans l’esprit de la fête et légèrement moins rythmées mais le travail artistique est bien là. « Dream Machine » résonne comme étant un album à cœur ouvert pour le groupe allemand ! Si la surprise risque d’être au rendez-vous pour les fans, elle risque aussi de l’être pour ceux qui connaissent encore le groupe de par ses anciennes chansons. Pas sûr qu’un auditeur lambda puisse reconnaître la nouvelle empreinte de Tokio Hotel même si la touche originale du groupe est toujours bien présente !

Des nouvelles musiques qui seront à découvrir en live d’ici quelques semaines lors du passage de Tokio Hotel le 21 mars prochain sur les planches de l’Olympia de Paris ainsi que le 22 mars sur celles du Transbordeur de Lyon !

« Dream Machine » est désormais disponible en version CD, digitale et vinyl.

Ludivine Lemette