Rencontre à coeur ouvert avec la sensation britannique JP Cooper 

Le britannique JP Cooper a conquis le coeur de la rédaction depuis la sortie de son titre « What Went Wrong » en 2014, nous avions parié sur lui pour l’avenir et il semblerait que son heure soit enfin venue.

Après avoir signé l’un des hits electro de 2016 avec « Perfect Strangers » de Jonas Blue et avoir séduit la planète de sa voix suave sur la ballade « September Song », JP Cooper s’impose à échelle internationale grâce à son titre « Birthday » extrait de la bande originale de Fifty Shades Darker.

Alors qu’il promet de dévoiler son premier album dans les mois qui suivent, JP Cooper nous a accordé une interview exclusive et passionnée, une façon pour vous de vous plonger dans l’univers de cet artiste singulier à la voix unique qui promet fortement de faire un carton en 2017.

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• On The Move : Salut JP ! On est ravis de te rencontrer enfin à Paris. Comment ça va ?

JP Cooper : Salut On The Move ! Je suis très content aussi d’être là aujourd’hui avec vous, merci pour votre soutien. J’ai lu le petit article sur moi dans le magazine, c’est vraiment cool. Je vais très bien, je suis à Paris , il fait beau quoi de mieux ? (rire)

• On The Move : Comment as-tu commencé la musique ?

JP Cooper : J’ai commencé la musique assez jeune. J’ai grandi à Manchester dans les années 90 et c’était le temps où Oasis et les groupes comme ça faisaient un carton à travers le monde. Le groupe Oasis est de Manchester donc tous les jeunes avaient une guitare chez eux. Je jouais de la musique avec mes amis, nous avions écris des chansons un peu débiles (rire) et tout a commencé comme ça, c’était l’étincelle et ça a évolué depuis mais c’était vraiment comme ça que tout a commencé et j’ai passé la majorité de mon adolescence et début de la vingtaine à faire de la musique.

On The Move : C’était donc une évidence d’en faire ton métier ?

JP Cooper : Oui je pense, directement, je suis totalement tombé amoureux de la musique, vraiment amoureux. J’étais aussi à fond dans le sport mais au final c’est la musique qui a pris le contrôle et depuis je suis en amour avec elle (rire).

• On The Move : Tu as hésité à faire « Perfect Strangers » avec Jonas Blue au début, pourquoi ça ?

JP Cooper : Au début j’étais un peu inquiet parce que je n’avais jamais rien fait de semblable et rien de commercial donc j’étais un peu inquiet de comment mon public allait réagir à ça, mais l’une des choses que je chéris le plus est la liberté créative. Au nom de cette liberté je me suis dit « allons-y et voyons ce qu’il se passe » et je pensais que ça allait un peu marcher mais pas autant (rire). Les chiffres sont dingues ! Ca m’a ouvert pas mal de portes et beaucoup de gens ont regardé de plus près qui j’étais donc ça n’a été que bénéfique pour moi et j’ai beaucoup apprécié travailler avec Jonas Blue qui est très talentueux !

• On The Move : Que est-ce qui te plait le plus dans ce genre de collaborations avec des artistes musicalement opposés ?

JP Cooper : Pour moi, la joie vient du fait – comme tu l’as dit – de prendre deux styles différents et de les rassembler. Je pense que tu dois avoir un respect mutuel pour ce que l’autre fait, je pense que les deux artistes doivent avoir un respect mutuel et respecter l’art de l’autre, avoir l’esprit ouvert et être disposé à essayer de nouvelles choses. Pour moi ce qui est génial avec les collaborations c’est que justement deux personnes différentes se rencontrent et créent de la musique ensemble. Je pense que le plus important est d’être ouvert et d’en profiter. La musique est comme un jouet pour moi, c’est comme jouer avec un ami. Ne prends pas ça trop au sérieux.

• On The Move : Il y a des artistes avec qui tu rêverais de collaborer ?

JP Cooper : Evidemment j’ai des rêves fous mais la moitié de ces artistes sont morts (rire). Cependant maintenant je me verrais bien écrire avec Chance The Rapper, il est très créatif et incroyable avec les mots, ça a l’air d’être un type super et il tue tout en ce moment donc je serais très excité à la perspective de travailler avec lui.

• On The Move : Tu vas bientôt sortir ton premier album, est-ce qu’on pourra y retrouver d’autres collaborations ?

JP Cooper : Il n’y a pas de collaboration, c’est vraiment mon disque. Je suis un peu égoïste en disant ça (rire) mais il y a plusieurs couleurs dedans. Il y a des influences hip-hop, beaucoup d’influences soul, et des paroles très sincères. Il n’y pas un style qui prédomine sur un autre mais plusieurs parfums on va dire. C’est du 100% moi.

• On The Move : Tu as déjà le nom de cet album ?

JP Cooper : Il s’appelle « Raised Under Grey Skies ». Comme je l’ai dit j’ai grandi à Manchester et il pleut beaucoup donc j’ai cette chanson qui s’appelle « We Were Raised Under Grey Skies » qui est un titre qui résume mon enfance, c’est très biographique et c’est l’idée que nous étions élevés sous les ciels gris, mais il y a également une métaphore là-dedans.

On The Move : Comment le décrirais-tu  musicalement ?

JP Cooper : Il va vous faire pleurer, il va vous faire danser, il va vous faire sourire et va vous faire réfléchir. C’est un bel album qui – en gros – parle de la condition humaine. Il y a beaucoup de chansons sur les relations et j’en suis très fier. Je ne sais pas comment je décrirais le son de l’album mais c’est honnête, c’est humain et c’est magnifique.

• On The Move : Un album honnête auquel ton public pourra s’identifier ?

JP Cooper : C’est quelque chose à laquelle j’aspire oui. Je pense que dans tous les arts, que cela soit visuel ou n’importe quel type d’art que tu fais, la meilleure chose à faire est d’essayer d’être totalement honnête avec ce que tu dis parce que nous sommes tous humains, nous avons besoin de ça, nous avons besoin de savoir que les autres ressentent la même chose que nous et si on garde tout ça en nous même on ne pourra jamais créer de connexion. C’est pourquoi la musique est parfois difficile à appréhender, en particulier si je chante sur des choses qui sont en train d’arriver dans ma vie mais le but est de me sentir libre et ça me permet d’être toujours honnête.

• On The Move : Tu préfères enregistrer ou partir en tournée ?

JP Cooper : Je suis plus à l’aise en studio parce que ça me vient naturellement, je suis assez introverti (rire). En tournée ça peut me prendre 3 ou 4 jours avant que je me sente bien. Je ne suis pas nerveux mais je suis assez perfectionniste donc je dirais que c’est plus une question d’anxiété. J’adore le live, arranger les titres et rencontrer le public. En ce moment j’ai hâte de partir en tournée parce que j’étais énormément en studio dernièrement et je suis prêt maintenant à aller à la rencontre du public.

• On The Move : Une tournée qui arrive donc bientôt …

JP Cooper : En mai nous ferons une tournée européenne avec un passage à Paris donc ça promet d’être très sympa. Je jouerai aussi un assez gros concert à Londres et beaucoup de festivals cet été, j’ai hâte !

• On The Move : Tu parlais du fait d’être à l’aise en studio, comment est-ce que tu composes tes titres ?

JP Cooper : J’ai un carnet avec moi et j’écris toujours ce à quoi je pense, même si c’est quelques mots ou si je regarde un film et qu’il y a une ligne qui me fait tilt je me dis que c’est génial et ça me fait penser à quelque chose. J’ai plusieurs façons de débuter l’écriture d’un titre mais je n’aime pas trop élaborer les paroles parce que tu essayes après de les faire rentrer dans une certaine mélodie et ça gâche tout. Je prends des petites étincelles que je récolte ici et là et je le mets dans une boite puis lorsque j’ai une chanson, une mélodie ou un morceau de guitare, quelque chose qui a le même esprit que cette petite idée, alors j’essaye de les rassembler avec de l’instrumental. Je commence souvent avec les instruments puis je regarde dans mes notes s’il y a quelque chose qui pourrait correspondre.

On The Move : Quels conseils donnerais-tu à un chanteur/compositeur qui débute ?

JP Cooper : Quand j’étais jeune et que j’ai commencé à chanter je voulais devenir le meilleur chanteur de monde. Je m’en fichais de ce que les autres enfants de mon école chantaient, j’écoutais Lauryn Hill, Aretha Franklin et Donny Hathaway et je me disais « je veux que ces personnes soient mes professeurs » mais c’était seulement du chant. Plus tard j’ai rejoint la chorale gospel de mon école et j’ai réalisé que je ne serai jamais le meilleur chanteur (rire), c’était impossible et je pouvais juste me débrouiller avec ce que j’ai. J’ai donc appris que la chose la plus importante est de se concentrer sur ses propres qualités et d’essayer d’en tirer le plus possible, de découvrir ce qui te rend spécial en tant qu’individu. Ne regarde pas les autres, apprécie ce que les autres ont mais ne t’inquiète pas à ce sujet et fais ton truc. Je dirais que mon premier conseil est : concentre toi sur tes propres qualités et comment tirer le meilleur de ce que tu as. Ensuite, apprends à collaborer et travailler avec la communauté qui t’entoure, qu’ils fassent la même musique que toi ou non. Dix voix sont plus fortes qu’une donc tu peux avoir beaucoup de travail avec différentes personnes qui te permettent de faire partie de leurs communautés. Je pense que c’est incroyable de pouvoir apprendre, de voir comment les autres travaillent et de voir comment toi tu travailles et comment vous pouvez travailler ensemble. Aussi, l’industrie de la musique est basée sur les relations et les rencontres. Dans l’un des studios de Londres où j’ai été il y avait ce grand panneau qui disait : « travaille dur et soit gentil avec les gens » voici mon troisième conseil.

JP Cooper sera en concert exceptionnel le 20 mai aux Etoiles et c’est une soirée à ne surtout pas manquer !