Rencontre avec Nathan Sykes à l’occasion de la sortie de son premier album solo « Unfinished Business »

Après avoir fait un carton avec le boysband anglo-irlandais The Wanted à l’origine des hits « Glad You Came », « All Time Low », « Chasing The Sun » ou encore « I Found You », le jeune de la bande Nathan Sykes se lance en solo après que le groupe ait annoncé leur séparation. A 23 ans, Nathan Sykes a le profil d’une superstar en devenir. Voix puissante et professionnalisme, chansons honnêtes mêlées à une pop accrocheuse, rencontre avec le britannique qui a dévoilé son premier album « Unfinished Business » en novembre dernier.

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On The Move : Salut Nathan ! On est heureux de te revoir à Paris, ça fait longtemps ! La dernière fois qu’on t’a vu c’était juste avant le défi « Walks Like Rihanna », tu t’en souviens ?

Nathan Sykes : Salut On The Move ! Je suis trop heureux de vous revoir aussi ! Je m’en souviens de ce défi (rire), nous étions au balcon avec le reste du groupe et nous avions fait notre interview ensemble juste avant. Je m’en souviens comme si c’était hier. Avec The Wanted nous avions des fans géniaux en France et je reviens donc à Paris avec de merveilleux souvenirs. Je suis juste déçu de moi même de ne pas savoir mieux parler français (rire) mais je suis déterminé à apprendre plusieurs nouvelles langues cette année, le français en fait partie !

On The Move : Te voilà maintenant en solo avec ton premier album « Unfinished Business », pourquoi as-tu choisi ce nom ?

Nathan Sykes : J’ai choisi le nom « Unfinished Business » parce que je sentais qu’il me restait des choses à faire après que le groupe ait décidé de se séparer. Je sentais que j’avais encore à donner au public parce que j’avais seulement 20 ans quand ca s’est passé et je me disais : « je ne vais pas prendre ma retraite à 20 ans, je suis encore jeune ! » (rire). Je savais donc que j’étais encore trop jeune pour arrêter de faire ce que j’aimais le plus et j’ai été vraiment chanceux d’avoir l’opportunité de continuer après la fin du groupe. Je ne voulais pas arrêter de faire de la musique, je sentais que j’avais encore un « Unfinished Business » et j’ai donc commencé à écrire de la musique et composer un album. Je savais que j’avais encore des choses à faire depuis le moment où on a raccroché avec les autres membres du groupe et qu’on a décidé de faire une pause.

IMG_2769• On The Move :Après le succès que tu as eu avec The Wanted, est-ce que tu pensais avoir quelque chose à prouver avec ce premier album, puisque c’est ta première production en tant qu’artiste solo et non 1/5 du groupe ?

Nathan Sykes : Je pense que oui. Je pense que tu as toujours quelque chose à prouver quand tu viens d’un groupe. En tant que soliste, je pense que tout le monde a quelque chose à prouver quand tu commences dans un groupe, pour montrer que tu es capable de chanter plus de 1/5 de la chanson et que tu es plus qu’ 1/5 d’un groupe. Je voulais prouver aux gens, et me prouver à moi même aussi ce que j’étais capable de faire parce que je ne savais pas quel était mon potentiel poussé au maximum, et je ne le sais toujours pas parce que je me donne des challenges tous les jours, je me teste tous les jours et je me surprends souvent avec de nouvelles choses.

On The Move : Tu es toujours en contact avec les anciens membres de The Wanted ?

Nathan Sykes : Oui avec certains d’entre eux plus que d’autres, je pense que c’est normal. Je parle plus avec Jay et Tom qu’avec les deux autres et ils vont bien. Les deux m’ont beaucoup soutenu à la sortie de l’album et j’ai trouvé ça adorable. Je pense que c’est important de se soutenir les uns les autres dans nos différents projets et évidemment j’étais très fière quand j’ai vu Jay dans Strictly Come Dancing (« Danse avec les Stars » version britannique, ndlr) il était génial ! J’ai presque pleuré (rire). Quand j’ai regardé la première semaine j’étais là (fait semblant de pleurer) : « OH MON DIEU JE SUIS TROP FIERE DE LUI » (rire). Tom va également très bien, il est bientôt à l’affiche de Grease et ça va être génial. Ma manager Rachel et moi cherchions l’autre jour ses dates pour savoir quand nous allons pouvoir aller le voir pour le soutenir et lui renvoyer la pareille.

On The Move : Est-ce que c’était ton but dès le départ de te lancer en solo ?

Nathan Sykes : Non je ne pense pas. J’avais le choix dès le début quand j’ai eu la chance d’entrer dans The Wanted, un autre label m’avait donné la possibilité de me lancer directement en solo mais j’ai choisi le groupe. J’étais vraiment excité à l’idée de faire quelque chose de différent pour un boysband après notre première réunion et j’étais excité de travailler avec toutes les personnes qui ont été impliquées dans le projet, que ça soit les garçons ou même ceux en coulisses. Je pense que lorsque tu es dans un groupe tu te concentres seulement sur ce groupe là, puis à partir du moment où on a décidé d’arrêter ça a changé. Je me souviens quand j’ai raccroché le téléphone après avoir pris la décision avec le groupe de prendre une pause, j’étais dans ma cuisine et j’ai demandé à ma mère : « Que est-ce que je vais faire ??? » (rire). Elle m’a demandé ce que je voulais faire, puis ça m’a apparu évident, je lui ai répondu : « je veux continuer à faire de la musique mais ça craint là! » C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à penser et à me voir comme un artiste solo parce que c’était pour moi une suite logique et naturelle de continuer la musique.

• On The Move : Est-ce que tu as ressenti beaucoup de pression de devoir tout faire par toi même sur ce premier album puisque c’est maintenant ton projet à 100% ?

Nathan Sykes : Je dirais oui et non. Je n’avais pas de pression parce que personne ne s’attendait à quoi que ce soit. Personne ne savait à quoi ça allait ressembler, quelle serait la qualité de l’album, si j’allais le finir et le sortir, si j’allais abandonner en chemin… et je pense que tout ce que je pouvais faire c’était de surprendre les gens et évidemment en tant que grand perfectionniste que je suis, je me suis fixé des objectifs et des standards à atteindre pour ce premier album. Je me suis vraiment testé vocalement pour pouvoir déclarer quelque chose et montrer ce que je pouvais faire.

• On The Move : Comment est-ce que tu décrirais « Unfinished Business » dans son ensemble ?

Nathan Sykes : Je pense que c’est essentiellement un album pop mais qui expérimente plusieurs sous genres de la pop. Il y a des éléments de soul, de jazz, de funk et de R&B. C’est en gros ce que j’écoute. J’écoute énormément d’anciens titres et artistes comme Frank Sinatra, Ray Charles, Stevie Wonder et je m’en inspire. Evidemment j’écoute beaucoup de nouveautés comme John Legend ou OneRepublic qui sont incroyables ! J’aime bien mixer d’anciennes sonorités avec des nouvelles et ce que j’écoute actuellement. Je pense que lorsque tu essayes de trouver ton style, c’est important d’être toi même et de ne pas être une pâle imitation d’un autre artiste.

On The Move : Tu as fait office de première partie lors de la tournée « Get Weird » des Little Lix en Angleterre, comment c’était ?

Nathan Sykes : C’était génial ! Elles sont tellement talentueuses et brillantes ! C’était un honneur de faire partie de cette tournée, c’était l’une des plus grosses tournées en Angleterre l’année dernière donc c’était vraiment gros ! C’était génial et la difficulté pour moi est que j’ai fait tout mon set en acoustique donc je chantais devant environ 12 000 personnes chaque soir, juste avec mon guitariste, moi et mon piano (rire). Je pense qu’au début les gens ont dû se dire « est-ce qu’il va vraiment tout faire en acoustique ? » et puis deux chansons plus tard ils se disaient sûrement « ah bah oui, il va faire tout en acoustique » (rire). Aussi, j’ai terminé mon set à chaque fois avec « Over and Over Again » et tout le monde avait leurs téléphones allumés, c’était vraiment incroyable chaque fois.

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On The Move : Est-ce que tu prévois toi même de partir en tournée ? 

Nathan Sykes :  Je pense que oui. Je voyage beaucoup en ce moment, je joue ici et là mais je pense que concernant une vraie tournée … ça va venir c’est sur. J’adore jouer en live donc probablement très bientôt mais en ce moment j’écris beaucoup …

On The Move : Album #2 ?

Nathan Sykes : J’ai le droit de le dire, ça ? (rire) mais oui. Quand il se passe des choses dans ta vie tu dois saisir cette opportunité et écrire à ce sujet parce que c’est comme ça que tu obtiens les meilleures chansons. J’écris beaucoup de chansons en ce moment et je pense que tout arrive pour une raison, le fait d’écrire en ce moment est la meilleure chose que je puisse faire, et en revenant à la tournée je pense avant la fin de l’année. Maintenant à cause de toi, quand l’interview va être publiée,  je vais recevoir des tonnes de messages sur twitter disant « tu as intérêt a venir avant la fin de l’année » (rire)

On The Move : L’une de tes chansons « I Can’t Be Mad » a été co-produite par Babyface. C’est l’une de tes inspirations ?

Nathan Sykes : Non mais (éclate de rire) tu n’imagines pas le DELIRE (rire). C’était ridicule. Quand j’ai décidé d’écrire des chansons j’ai fait une liste de gens avec qui je rêverais de travailler, Babyface était sur la liste. Et puis on avait essayé d’en contacter quelqu’uns après que j’ai composé quelques titres. Babyface a répondu en disant : « j’adore la voix de Nathan sur « Almost Is Never Enough« , j’ai cru que j’allais m’évanouir (rire). En plus ce qui était incroyable c’était qu’il dise « j’aime la voix de Nathan sur « Almost Is Never Enough« ‘ et non j’aime bien The Wanted ou j’adorais « Glad You Came ». C’était la première fois pour moi qu’on me traitait comme un artiste et chanteur  à part entière et lorsqu’il a ajouté « j’aimerais beaucoup travailler avec Nathan » alors là… (rire) j’ai dû m’asseoir j’allais m’évanouir (rire). J’ai été dans son immense studio à Los Angeles, c’était incroyable là-bas j’avais jamais vu ça. Des albums d’or et de platine partout sur les murs, c’était très inspirant. Quand il allait chercher du café, le producteur me disait « tu sais que tu peux lui parler » et je répondais « pourquoi que est-ce que j’ai fait? » et il m’a dit que je le regardais avec la bouche ouverte et que je ne répondais pas quand il me parlait (rire). J’étais vraiment bloqué au début, j’ai énormément de respect pour lui. Puis on a écrit – d’une certaine façon – la chanson la plus émotionnelle que j’ai jamais écrite. On a fait ça autour de son piano et c’était incroyable quand je jouais je me disais (fait semblant de pleurer) : « oh mon Dieuje joue sur le piano de Babyface » (rire), c’était tellement spécial. J’ai beaucoup appris en tant que compositeur ce jour là, il a tellement de connaissances et c’était vraiment cool. Est-ce que tu as compris que j’ai adoré travailler avec lui ? (rire)

On The Move : Dans ta chanson « Famous » tu parles justement de la célébrité que tu as – mélangé aux problèmes qu’elle peut apporter sur le plan sentimental. Tu peux nous en dire plus ?

Nathan Sykes : « Famous » vient vraiment d’une expérience personnelle que j’ai voulu retranscrire. Quand j’étais dans le groupe, je parlais à cette personne et puis le groupe s’est séparé et cette personne a arrêté de me parler et je me suis dit « bravo, tu es à ce point superficielle, c’est très bas. » et puis j’ai essayé de penser plus positivement et j’ai dit  » ne m’appelle pas quand je serai célèbre« … et cette personne l’a fait ! Je me souviens que c’était quand « Over And Over Again » est sorti. Cette personne est revenue « hey, ça fait longtemps » … effectivement. Je voulais que les gens puissent quand même s’identifier et penser « est-ce que tu m’appelleras quand je serais en train de galerer ou seulement lorsque je réussirai. » Tu dois pouvoir te soucier d’une personne lorsqu’elle est au plus bas ou au plus haut et c’est ce que j’ai voulu dire avec le morceau.

• On The Move : Sur cet album tu as collaboré avec Ariana Grande et G-Eazy, avec qui tu te vois collaborer dans le futur ?

Nathan Sykes : Ariana et moi étions ensemble avant « Almost Is Never Enough » donc c’était plutôt naturel de collaborer avec elle. J’adore G-Eazy, je trouve qu’il est génial et les gens l’adorent, il a enfin pu exploser après plusieurs années c’est brillant. J’ai juste pensé à lui envoyer « Give Up » et il a répondu en disant que c’était génial, yeaaaah (rire). Je pense que j’ai eu des collaborations très cool. J’aimerais bien travailler avec des jeunes artistes talentueux du moment comme Charlie Puth ou Shawn Mendes qui sont tous les deux phénoménaux. On ne sait jamais, les collaborations sont souvent spontanées donc on verra.

• On The Move : Si tu pouvais choisir une chanson de ton album à utiliser en tant que bande annonce de ta nouvelle année, laquelle choisirais-tu ?

• Nathan Sykes : Elle est compliqué cette question (rire). Je pense que c’est « I’ll Remember You » parce que je repense à mon année 2016 et ce que j’ai fait avec mon album et le fait de me représenter en tant qu’artiste – et pour la première fois en tant qu’artiste solo – et en même temps parce qu’il y a beaucoup de personnes sur lesquelles j’ai écrit dans cet album. Quand l’album est sorti je pensais à ces personnes en me disant : « nous avions eu ces expériences ensemble, donc je me souviendrai de toi et je me souviendrai de ça » et maintenant je mets ça de côté et j’écris sur de nouvelles expériences. C’était assez profond ce que je viens de dire, je suis fière de cette réponse (rire) j’étais en train de parler et dans ma tête je me disais « oui Nathan continue, continue! » (rire)

 

« Unfinished Business » est toujours disponible sur Itunes.

Retrouvez Nathan Sykes le 5 mars dans la seconde édition de notre magazine en ligne On The Move Mag. La première édition est toujours disponible gratuitement.